l'essentiel
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a initié des réformes pour diminuer les plafonds de remboursement des frais engagés par les élus lors de leurs déplacements. Son programme d'économies publique vise à réduire les dépenses de 60 millions d’euros.
A Nice, l'heure est à la rigueur budgétaire. Éric Ciotti, maire UDR-RN, se lance dans une nouvelle chasse aux gabegies financières qu'il juge trop élevées. Cette fois, son attention se concentre sur les plafonds de remboursement pour les frais de restauration et d’hébergement des élus en mission.
"Nous avons évalué près de 100 000 euros de frais de déplacement pour les élus et le maire. Nous allons réduire ces coûts de moitié, engendrant ainsi une économie estimée à 50 000 euros", a-t-il déclaré le 23 avril en dévoilant son plan d'économie.
20 € pour un repas, 140 € pour une nuit d'hôtel
La fin du gaspillage est annoncée. Auparavant arrêté à 30 euros, le plafond de remboursement des repas est désormais fixé à 20 euros. Pour une nuit d’hôtel à Paris, les élus devront désormais se contenter d'une chambre à 140 euros maximum, là où le plafond atteignait auparavant 300 euros. Les frais de transport, quant à eux, continueront d'être remboursés sur présentation de justificatifs.
"L'argent des Niçois doit être respecté," insiste Éric Ciotti. "L'exemplarité ne se proclame pas, elle se démontre". Il ajoute : "Chaque euro économisé sur le train de vie de la collectivité est un euro supplémentaire pour la sécurité, les services publics et l'amélioration des conditions de vie des Niçois."
Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un plan d'économies plus large, destiné à financer d'autres mesures adoptées par la nouvelle équipe municipale élue en mars dernier, notamment la réduction de la taxe foncière sur le bâti, qui voit son taux communal diminuer de 4,4 points, ainsi que celle sur les résidences secondaires (-3,3 points) et celle sur l'enlèvement des ordures ménagères, avec une économie de 10,8 millions d'euros.







