Le président Trump se félicite de la réouverture annoncée du détroit d'Ormuz, sans péage, à la suite d'un protocole d'accord avec l'Iran, signé le 15 juin dernier. Toutefois, les autorités iraniennes évoquent plutôt des “frais de service”, dont la nature reste vague.
Ce point stratégique, qui a connu un blocus en réponse à la guerre israélo-américaine, suscite de nombreuses interrogations: le détroit d'Ormuz va-t-il vraiment rouvrir totalement ? Téhéran, conscient de son pouvoir de contrôle sur cette voie maritime essentielle, risque-t-il d'imposer des conditions économiques particulières ? Selon Courrier International, les yeux sont rivés sur ces développements.
Donald Trump assure que la navigation dans le détroit sera “gratuite de manière permanente”, comme l'indique The New York Times. En revanche, Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, précise que l'Iran envisage d'introduire des “frais de service” pour les exigences administratives et de sécurité.
Sans davantage de détails sur ces frais, des spéculations circulent, notamment celle relative à l'introduction éventuelle de “frais environnementaux”. “Il est légal de facturer certains frais liés à des services, mais un péage direct reste illégal selon le droit international”, souligne le quotidien américain, avertissant que cela pourrait compliquer la navigation commerciale et établir un précédent dangereux dans les eaux internationales.
Dans ce contexte mouvementé, les experts s'interrogent sur l'impact que cela pourrait avoir sur les marchés d'énergie mondiale et sur le commerce international. Nombre d'entre eux soulignent que des frais additionnels pourraient créer des tensions et des difficultés pour les chaînes d'approvisionnement déjà fragilisées.







