Les pétromonarchies arabes respirent un "ouf de soulagement" après l'accord signé entre Washington et Téhéran, mais la majorité d'entre elles restent sur leurs gardes. Selon The New York Times, elles aspirent à un retour à la normalité, mais des interrogations subsistent sur le véritable impact de cet accord.
À l’approche de la signature prévue pour le 19 juin, l'accord ne suscite guère d'enthousiasme au sein des médias du Golfe. La presse d'Oman, par exemple, ne lui accorde pas même sa une.
Globalement, les pays du Moyen-Orient accueillent l'entente avec une prudence réfléchie. Comme l'indique le site Al-Monitor, bien que certains se réjouissent, d'autres, en particulier les Émirats arabes unis, insistent sur la nécessité de poursuivre les discussions pour obtenir des résultats durables.
Malgré une apparente détente, The National des Émirats souligne que cet accord ne représente pas la fin des hostilités, mais plutôt une préparation pour d'éventuels pourparlers visant à clore le conflit. De son côté, le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat s'interroge sur les modalités d'application de cet accord, incitant à respecter les engagements.
Dans un contexte où les pétromonarchies redoutent d'être marginalisées, The Times of Israel évoque un sentiment ambivalent : elles pourraient se retrouver dans une position délicate, considérées comme "laissées pour compte" dans les négociations. Il est ironique de noter qu'après avoir subit les conséquences des tensions avec l'Iran, elles constatent que l'accord n'aborde pas leurs préoccupations en matière de sécurité.
Comme l'expose The New York Times, lors d'une récente déclaration, le président américain Donald Trump n'a pas confirmé avoir consulté ses alliés du Golfe avant de sceller un accord avec l'Iran, suscitant ainsi inquiétude et méfiance parmi ces États.
La dépendance face à la protection militaire américaine est en question. Cependant, les pays du Golfe sont soulagés qu’un certain niveau de stabilité soit rétabli dans la région, comme le note encore le New York Times.
Parmi les acteurs à avoir joué un rôle dans ce processus, le Qatar revendique une part de mérite, comme le rapporte le Qatar Tribune, qui souligne l'importance du médiateur principal, le Pakistan. Cet accord américano-iranien pourrait faire évoluer les dynamiques géopolitiques dans la région, mais beaucoup de chemin reste à parcourir.







