Alors que l’Indre-et-Loire suffoque sous des températures extrêmes, une dérogation préfectorale suscite la controverse à Chinon, ce dimanche 21 juin 2026, exemptant les rassemblements motorisés des restrictions, ce qui pose des questions de santé publique et d'écologie.
Alors que de nombreux véhicules anciens rodaient à Chinon dimanche 21 juin 2026, des élus d’opposition se sont exprimés dans un communiqué du maintien du Chinon Classic. En collaboration avec le Parti socialiste local, les élus écologistes François Lafourcade, Sabrina Hamadi et Philippe Septier, ainsi que six conseillers, dénoncent que « le Chinon Classic bénéficie d’une clémence particulière de l’État ».
Un arrêté préfectoral émis le 20 juin interdisait la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique ainsi que toute manifestation sportive à l'extérieur ou dans des lieux non climatisés, « à l’exception des manifestations motorisées ». D’ailleurs, l’organisateur, Michel Loreille, avait la possibilité d’écourter ses activités, comme l'a confirmé le sous-préfet de Loches, Régis Castro : « Nous considérons qu’un rassemblement automobile n’est pas sportif, il ne suscite pas d’effort physique. »
« Démonstrations motorisées en plein centre »
Les opposants mettent l'accent sur les enjeux climatiques soulevés par le Chinon Classic. « Cette manifestation consiste dimanche en des démonstrations motorisées de véhicules anciens en plein centre de la sous-préfecture, alors que les pics de pollution sont largement dépassés et que la température prévue dépasse les 37 °C sous abri. »
« Nous demandons à la Ville de Chinon, à la préfecture et à l’organisateur de réfléchir à un déplacement de cet événement dans un cadre moins dense en population », concluent les élus, en appelant à la mise en place « d’une évaluation systématique de la qualité de l’air, du bruit et de la température. » Pour sa part, le sous-préfet rappelle que la décision a été prise « pour des raisons de santé publique, et non de pollution. »







