Dans le petit village d'Aynac (Lot), avec ses 560 âmes, une situation sans précédent touche le conseil municipal. Depuis mars, des démissions se succèdent, fragilisant considérablement l'assemblée. Le maire, Didier Thamié, a quitté ses fonctions, suivi par deux adjoints, et d'autres élus annoncent également leur départ. Près de la moitié des membres élus le 15 mars dernier pourrait être bientôt partie. Cette hémorragie suscite des inquiétudes quant à l’avenir de la commune, incitant l'ancien maire Jacques Andurand à appeler tous les élus à démissionner pour permettre la tenue de nouvelles élections municipales.
Face à cette crise, les rares élus encore en place, notamment le premier adjoint qui assure l'intérim, préparent une réunion publique pour échanger avec les habitants. Une lettre a été envoyée pour convier la population à ce « moment de dialogue », prévu pour le lundi 22 juin à 20 heures. Les élus expliquent : « Nous sommes conscients que cette situation peut susciter des interrogations. Cette période nous a poussés à réfléchir sur nos motivations à nous engager pour Aynac. Vous pouvez être assurés que nous restons entièrement dévoués à nos missions, malgré les obstacles rencontrés. »
L’organisation de nouvelles élections municipales en question
Les élus qui ont rédigé cette lettre reconnaissent également un manque de communication et de transparence envers les habitants d'Aynac. « Nous nous excusons pour cette situation, mais sachez que nous avons entamé le travail sur des projets pour l’avenir de notre commune. Aynac possède des atouts majeurs : un cadre de vie exceptionnel, un riche patrimoine, un tissu économique dynamique, et des habitants profondément attachés à leur village. Cette richesse mérite d'être préservée et valorisée, et cette réunion sera l'occasion d'échanger sur vos attentes », déclarent-ils.
La mise en place d’élections municipales partielles pour compléter le conseil affaibli est envisagée. Les candidats intéressés sont déjà appelés à se manifester. Toutefois, si les élus présents choisissent de démissionner, une nouvelle élection sera lancée. La préfecture du Lot pourrait alors instaurer une délégation spéciale pour gérer les affaires courantes jusqu'au prochain scrutin, prévu dans les semaines à venir.







