Dans un entretien accordé à La Provence, publié ce 3 juillet, Retailleau, président des LR et candidat à la présidentielle, pointe du doigt Wauquiez, qui a récemment fait des gestes conciliants envers Philippe.
Retailleau n’a pas mâché ses mots : "Je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe pour vouloir qu’il le soutienne. Il n’a pas mérité cela", a-t-il déclaré, soulignant la ferveur de sa position. Ce tacle met en lumière la rivalité croissante entre les deux leaders au sein du parti.
"Je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe pour vouloir que Laurent Wauquiez le soutienne. Il n’a pas mérité cela", a-t-il déclaré.
Rappelons qu'au cours de sa déclaration, Retailleau a également exprimé ses inquiétudes concernant l'approche de Wauquiez, l'amenant à comparer la présidentielle à "un cap Horn" où “des tempêtes peuvent survenir.”
Pour sa part, Wauquiez avait récemment jugé que Retailleau devait être prêt à se retirer s’il ne parvenait pas à faire décoller sa candidature dans les sondages. Ce dernier a rétorqué qu’il ne s’adressait pas uniquement aux partis, mais à la "majorité nationale", citant son admiration pour De Gaulle et sa volonté de représenter les travailleurs qui se sentent laissés pour compte.
"Un candidat LR en dessous de 10% pourrait favoriser la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour", a averti Wauquiez, soucieux des conséquences d'une division au sein de la droite. Toutefois, Retailleau a balayé ces inquiétudes, qualifiant les mouvements récents au sein du parti de "mouvements anecdotiques". Il a décrit la trahison comme étant "la part sombre de l'âme humaine" présente dans le monde politique.
Tandis que la tension au sein des Républicains continue d'augmenter, ces déclarations laissent présager une campagne présidentielle qui s'annonce particulièrement animée et riche en rebondissements.







