20 Minutes avec AFP
Après avoir été défait aux municipales de mars, Jean-Michel Aulas ne cache pas son ressentiment envers ses anciens alliés politiques. L’ancien vice-président de la métropole de Lyon a critiqué la droite locale suite au retrait de ses Délégations, conséquence d'une plainte pour viol visant l'un de ses conseillers proches.
« À chaque élection, les partis politiques flattent la société civile pour nouveau souffle, mais finissent par la piéger », a-t-il écrit sur LinkedIn, exprimant son mécontentement.
Aulas s’en prend aux « jeunes loups impatients »
« Plusieurs partis ont profité de notre élan pour obtenir une majorité inespérée à la Métropole. Mais une fois la société civile utilisée, elle est rapidement laissée de côté », a affirmé Aulas, sans toutefois nommer explicitement ses détracteurs. « Après avoir été instrumentalisée, la société civile est souvent renvoyée à sa place, et généralement sans délicatesse », a-t-il ajouté.
Il a été critiqué pour avoir maintenu son directeur de communication en poste malgré les accusations portées contre lui par une jeune militante. Aulas a toujours soutenu qu'il agissait pour protéger la plaignante, qui dit avoir subi des abus en début d'année, un fait nié par le conseiller impliqué.
Suite à ces révélations, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole, a exigé le retrait des délégations de Aulas et de deux de ses associés, tous issus de la société civile, dont il a lui-même formé une alliance électorale. Bien qu'ils aient d'abord résisté, la pression les a conduits à se retirer.
Déclin du groupe Cœur lyonnais
Aulas avait formé une alliance avec Sarselli, du mouvement Grand cœur lyonnais, qui regroupe des candidats issus de divers horizons politiques. Cependant, la situation s'est compliquée pour lui, qui a également dû se faire discret face au maire écologiste Grégory Doucet. Son groupe, Cœur lyonnais, s'est finalement disloqué.
Retrouvez toute l'info locale de Lyon« Tout cela vise à ramener la société civile à sa place, loin des jeux politiques », souligne Aulas sur LinkedIn, qualifiant ces manœuvres de « cyniques » et « immorales ».







