Dans un climat marqué par des inquiétudes croissantes concernant l'accord de libre-échange avec le Mercosur, la France insoumise a déposé, le 9 janvier, une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Cette démarche vise à exprimer une vive protestation contre ce que LFI qualifie de "piétinement" de la souveraineté populaire et du droit international, particulièrement en lien avec le dossier vénézuélien.
Mathilde Panot, cheffe des députés de LFI, a souligné sur les réseaux sociaux que la France se trouve "humiliée à Bruxelles" par un accord que le président Emmanuel Macron n’a jamais véritablement bloqué durant son mandat. Selon les signataires de la motion, cette situation illustre un bilan déplorable pour Macron, qui est accusé d'avoir ouvert la porte à une mainmise de la Commission européenne sur les intérêts français.
Les membres de LFI n'ont pas manqué de dénoncer les inconsistances de la politique environnementale, indiquant que ce traité pourrait favoriser une "concurrence manifestement déloyale" qui entraînerait des effets néfastes sur l'industrie et l'écologie en France. Ils s'alignent ainsi sur les critiques formulées par d'autres partis, notamment le Rassemblement national, qui a également prévu de déposer sa propre motion de censure pour contester cet accord.
Sur le plan international, LFI accuse Emmanuel Macron d'un manque de leadership face à la crise au Venezuela, en déclarant qu'il est "incapable de condamner la guerre illégale des États-Unis contre ce pays". Ce constat a été renforcé par le récent appel à des sanctions du gouvernement américain, qui a entraîné l'arrestation de Nicolas Maduro.
Les tensions entourant le Mercosur et la situation au Venezuela soulignent des préoccupations plus larges concernant l'indépendance de la France sur la scène mondiale. Des experts comme le politologue Frédéric Martel estiment que ces événements illustrent un besoin crucial pour le pays de redéfinir ses relations internationales et d'affirmer sa position face aux puissances dominantes.
Alors que l'accord Mercosur attend un avis favorable de la majorité des 27 États membres, il est probable que la motion de censure soumise par LFI cristallise les débats politiques en France, rendant plus pressante la nécessité de discussions approfondies sur ces enjeux majeurs.







