Alors que les débats autour du budget 2026 se poursuivent à l’Assemblée nationale, l'incertitude demeure quant à son adoption. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a longtemps écarté l'idée d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution, pourrait cependant changer de cap si les discussions s'enlisent. Ce scénario soulève de vives inquiétudes au sein de l’opinion publique, qui semble majoritairement défavoriser ce recours.
Un récent sondage mené par Elabe, rapporté par BFM TV, révèle que près de 69% des Français souhaitent que les débats se poursuivent au sein de l’Assemblée, même si cela retarde l’adoption du budget. Ce sentiment est particulièrement prononcé parmi les électeurs de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) et du Rassemblement National (RN), où respectivement 81% et 78% se montrent opposés à l'utilisation de méthodes exceptionnelles telles que le 49.3.
En revanche, 30% des personnes interrogées estiment qu'il pourrait être nécessaire de recourir à cette procédure pour garantir le vote du budget. Ce désaccord croissant entre le gouvernement et les citoyens pourrait bien compliquer la tâche de Sébastien Lecornu, déjà confronté à une ambiance politique tendue.
En parallèle, deux motions de censure ont été récemment rejetées, démontrant l’instabilité politique actuelle. Ces tentatives, bien qu'échouées, révèlent la détermination des partis d'opposition, tels que La France Insoumise et le RN, à contester la légitimité du gouvernement. Selon Jordan Bardella, président du RN, l'attitude du Parti Socialiste et des Républicains montre une collusion avec le gouvernement, ce qui soulève des préoccupations sur la dynamique politique en cours.
Pour sa part, le Premier ministre a dénoncé les tentatives de sabotage au sein de son propre camp, affirmant que ces manœuvres risquent de nuire à la stabilité en période de tensions internationales. La situation reste donc délicate et les prochains jours s’annoncent cruciaux pour l’avenir du budget 2026.







