Une mobilisation accrue contre la criminalité
Parmi les premières mesures évoquées, la formation de 1 000 agents de l’État (préfectures, directions régionales et départementales) afin de renforcer leur aptitude à détecter les signes de criminalité et élaborer un réflexe de signalement. Cette initiative vise à améliorer la coordination des forces de l’ordre locales, comme l'a souligné le quotidien *Le Monde*.
Un programme d’accompagnement pour les entreprises victimes de la criminalité organisée a également été établi en partenariat avec la Collectivité de Corse. Actuellement, moins de dix entreprises bénéficient de ce dispositif en phase de lancement.
Sécurité du quotidien : contrôles renforcés
La deuxième priorité concerne la sécurité quotidienne des citoyens. L’État souhaite renforcer les contrôles contre les trafics de stupéfiants, notamment aux points d’entrée de l’île, tels que les ports et les aéroports. Cette démarche s’inscrit dans un plan départemental visant à restaurer la sécurité, abordant également les violences intrafamiliales et la délinquance environnementale.
Les premières assises de la sécurité routière en Corse-du-Sud ont eu lieu début décembre, réunissant des experts et des acteurs locaux pour développer des solutions concrètes.
Accompagner les maires et structurer l’urbanisme
Un autre axe fort de l’intervention d’Éric Jalon concerne l’appui aux maires. Une plateforme d’ingénierie territoriale sera mise en place pour aider les communes à concevoir leurs plans locaux d’urbanisme (PLU). Environ 198 communes sur un total de 360 en Corse manquent de tels documents. À partir d’août 2027, la construction sera impossible sans un PLU valide.
Répondre aux besoins économiques et sociaux
Éric Jalon a aussi abordé la nécessité de répondre aux besoins économiques et sociaux en insistant sur la création de logements et la lutte contre la précarité. Le plan Ambition Corse sera notamment mis en œuvre en collaboration avec la Chambre régionale d’agriculture pour structurer les filières agricoles et agroalimentaires.
Préparer l’avenir et adapter l’action publique
Enfin, l’État prévoit d’accélérer la transition écologique et énergétique, avec des stratégies pour gérer le littoral, face aux défis liés à l’utilisation du domaine public maritime. Des solutions seront recherchées concernant l’eau, le stockage et les déchets.
Pour optimiser les investissements publics en Corse, une coordination des services de l’État sera mise en place, regroupant divers partenaires comme l’ADEME et la Banque des territoires, comme l’a rapporté *France 3*. Éric Jalon a également confirmé des démarches concernant un PLU d’une commune du sud et levé des restrictions d’eau, les réserves étant désormais suffisantes.







