Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a récemment inauguré sa campagne électorale sous un air de confiance. Revenu dans sa ville après son audition devant la cour d'appel de Paris, il a fait ses débuts sur la scène publique avec une réunion dans le quartier historique du Moulin-à-Vent, qui a attiré près de 200 personnes, dont de nombreux adjoints.
Affirmant qu'il y avait une chance qu'il n'y ait pas de second tour, Aliot a fait référence aux dernières études d'opinion, qui le créditent de 45 % des voix dès le premier tour. "En poussant un peu, nous pouvons arriver à 50 %. Et nous allons pousser ensemble !" a-t-il lancé à son auditoire, évoquant un scénario qui n’a pas été vu à Perpignan depuis les réélections de Paul Alduy dans les années 1960.
Un lancement sans programme détaillé
Pour l’instant, les détails sur le programme électoral sont rares. Le slogan de sa campagne, "Continuons ensemble", semble pour le moment suffisant. Cependant, Louis Aliot a confirmé certaines priorités, notamment le recrutement de 50 nouveaux policiers municipaux et l’installation de 200 caméras de surveillance. Sur ce dernier point, il a déclaré que la santé serait un autre axe majeur, faisant allusion à la nécessité de remédier à la pénurie de médecins dans la ville.
Un grand meeting est prévu le 11 mars pour annoncer davantage d’informations, mais Aliot a exprimé son intention de le faire sans passer par les médias traditionnels, jugés peu fiables.
Une campagne éloignée des médias classiques
Cherchant à mettre en place une méthode percutante, il a évoqué la possibilité de mener sa campagne sans accorder d’interviews à la presse, jugée trop éloignée de la réalité de ses propositions. "Si mes mesures sont systématiquement déformées, pourquoi devrais-je perdre mon temps avec un traitement médiatique qui ne reflète pas la vérité ?" a-t-il déclaré. Il envisage plutôt d'utiliser des réseaux sociaux, le porte-à-porte et des réunions à domicile, en les qualifiant de "réunions Tupperware".
Une polémique persistante
Aliot a également été interpellé sur des questions controversées, notamment une amende pour "usage illicite de l'eau", révélée récemment par ICI Roussillon. En clarifiant la situation, il a mentionné qu'il a été condamné pour l'arrosage de la pelouse utilisée par l'équipe du Portugal pendant la Coupe du Monde de Rugby. "Je n’étais même pas au courant de cette amende", a-t-il réagi face à son public.
Un bilan sincère et un appel au temps
Reconnaissant certains manquements dans ses objectifs précédents sur des sujets tels que la sécurité et la propreté, il a exprimé le besoin de poursuivre son mandat. "Six ans passent vite, trop vite. C'est pourquoi il faudra six ans de plus", a-t-il conclu, réitérant sa détermination à continuer de servir sa ville.







