Plus de 100 jours d'absence sur les plateaux télévisions. Depuis sa rénomination le 10 octobre 2025, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas pris la parole dans un journal télévisé de 20 heures, un rendez-vous habituellement prisé par les chefs d'État. Cette situation soulève des questions sur sa stratégie de communication gouvernementale.
D'après nos analyses effectuées avec l'Institut national de l’audiovisuel (INA), tous ses prédécesseurs au cours de la présidence d'Emmanuel Macron ont réalisé un grand entretien télévisé tôt dans leur mandat. Édouard Philippe et Jean Castex avaient tous les deux présenté leur vision le soir même de leur nomination, tandis qu'Elisabeth Borne a pris quatre jours avant de faire de même.
La rareté de cette absence soulève des interrogations sur la volonté de Lecornu de sortir des conventions traditionnelles de la communication politique. « Il est essentiel pour un Premier ministre de s'exprimer régulièrement. Cela permet de créer du lien avec les citoyens et de poser clairement les enjeux du gouvernement », commente un expert en communication politique.
En revanche, certains soutiennent que son silence pourrait faire partie d'une stratégie réfléchie pour éviter les controverses médiatiques, surtout dans un climat politique et social chargé. Les médias rapportent que cette manœuvre pourrait également être perçue comme un signe de manque de confiance à l’égard des médias traditionnels. « En évitant les interviews, Lecornu semble vouloir préserver son image, mais cela pourrait également le rendre plus vulnérable face à la critique », analyse un sociologue politologue.
En somme, la stratégie de communication de Sébastien Lecornu mérite d'être suivie de près alors que l'échéance électorale se rapproche et que les attentes du public ne cessent d'évoluer.







