Aurore Bergé a été l'invitée du "8h30 franceinfo", le 14 février 2026, aux côtés d'Hadrien Bect et Mathilde Siraud. La ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les Femmes et les Hommes ainsi que de la Lutte contre les discriminations a exprimé son soutien à la proposition du président Emmanuel Macron visant à instaurer une peine d'inéligibilité pour les élus reconnus coupables d'actes et de propos antisémites. Elle a également réaffirmé l'importance d'organiser une primaire au sein de la droite et du centre pour l'élection présidentielle de 2027.
Face à l'antisémitisme : une loi pour la pérennité politique
Lors de son intervention, Aurore Bergé a déclaré qu'il était essentiel d'avoir "une forme de salubrité politique" dans la lutte contre l'antisémitisme. En appuyant la proposition du président Macron, elle évoque l'importance d'une "peine d’inéligibilité obligatoire" pour les élus condamnés pour des faits liés à l'antisémitisme ou au racisme.
Macron a formulé cette suggestion lors d'un hommage à Ilan Halimi, une victime de violent antisémitisme. "Les élus de la République ont un devoir d'exemplarité", a répondu Aurore Bergé. Elle se demande si un élu condamné pour des actes de haine peut légitimement représenter la diversité du peuple français.
Elle conclut qu'une telle loi pourrait créer de la clarté à l'Assemblée nationale quant aux élus qui s'y opposeraient. La proposition de loi visant à combattre les "formes renouvelées" d'antisémitisme, adoptée par la commission des lois, sera examinée prochainement en session plénière.
Face aux objections de certains élus de gauche, qui redoutent des atteintes à la liberté d'expression, Aurore Bergé se veut rassurante : "Chacun conserve le droit de critiquer la politique israélienne, mais la négation de son existence, ou le dénigrement des Français juifs, doit cesser". Elle salue également le soutien de quelques élus socialistes, dont l'ancien président François Hollande, envers cette loi.
Élection présidentielle 2027 : l'urgence d'une primaire
Aurore Bergé est ferme : "La primaire n'est pas un choix de confort, mais une nécessité". Elle appelle à rassembler toutes les forces de droite et du centre, incluant des partis comme Renaissance, Modem et Horizon, pour éviter la fragmentation des candidatures, qui pourrait conduire à des duels indésirables, notamment entre le Rassemblement National (RN) et la France Insoumise (LFI).
Sa déclaration se veut un appel à l'unité et à la cohésion, soulignant l'importance d'une candidature unique qui puisse défier les parties extrêmes. "Je ne veux pas que les Français aient comme seule option le choix entre des candidats d'extrême droite et d'extrême gauche, souvent motivés par des discours de haine", a-t-elle affirmé.







