Un récent témoignage pourrait changer la donne dans l’enquête sur l’incendie dévastateur de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 41 personnes. Selon Le Figaro, un professionnel ayant fourni des meubles pour le bar Le Constellation a déclaré que l’établissement n’était pas conforme aux normes de sécurité. Ce fournisseur a évoqué l’éventualité d’une mousse anti-feu qu’il avait proposée en 2015, mais qui avait été refusée par Jacques Moretti pour des raisons financières.
Dans un mail adressé à la police trois jours après le sinistre, ce témoin a précisé : "Nous avions suggéré l’intégration d’une protection anti-feu dans les meubles, mais cette option a été déclinée pour des raisons budgétaires". Il a également souligné que le cuir, matériau privilégié de la commande, ne garantit pas la sécurité incendie. Cette information, pourtant essentielle, n’a pas été publiée par les autorités jusqu’à présent, ce qui irrite l’avocat de la partie civile.
Un témoignage oublié ?
Ancien directeur d’exploitation d’une chaîne d’hôtels, le témoin s’interroge sur l’obtention d’un permis d’exploitation pour le bar, qu’il a visité avant son ouverture et qu’il jugeait dangereux. "L’accès se faisait par un petit escalier étroit, l’aération était insuffisante, et l’issue de secours était non conforme", explique-t-il. Malgré l’envoi de plans et de photos aux autorités, aucune suite n’a été donnée à ses alertes.
Le 4 février, l’avocat Me Sébastien Fanti a sollicité la procureure pour obtenir des informations, sans réponse à ce jour. Le témoin a même déposé plainte contre l’avocat, l’accusant de violation du secret professionnel en divulguant ses déclarations incomplètes à des médias.
Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la responsabilité des propriétaires d’établissements et sur l’importance des normes de sécurité incendie, un sujet déjà débattu dans d’autres cas similaires en France. À l’heure où la sécurité est primordiale, les choix financiers de Jacques Moretti pourraient lourdement peser sur les résultats de l’enquête en cours.







