Ce samedi, plus d'une centaine de personnalités du monde culturel, dont la lauréate du prix Nobel de littérature Annie Ernaux et l'actrice américaine Susan Sarandon, ont exprimé leur soutien à Francesca Albanese, rapporteur de l'ONU pour les territoires palestiniens. Cette initiative est survenue après que la France et l'Allemagne ont exigé sa démission suite à ses propos controversés sur Israël.
Des artistes tels que Peter Gabriel, Annie Lennox, Javier Bardem et Mark Ruffalo ont tous soutenu la défense du droit des peuples, y compris celui du peuple palestinien.
Une mobilisation contre la désinformation
Dans leur lettre ouverte, le collectif Artistes pour la Palestine a affirmé : « Nous sommes infiniment plus nombreux à désirer que la force ne fasse plus loi. » Cette déclaration dénonce également l'inaction de l'État français envers Israël. Plusieurs députés de gauche en France, représentant des partis tels que LFI et les Écologistes, ont également fait écho à ce soutien.
Albanese, pour sa part, a rejeté les accusations sur la base de ce qu'elle qualifie de « manipulation » de ses propos. Elle déclare n'avoir jamais dit qu'Israël était « l'ennemi commun de l'humanité », mais a clairement condamné les crimes perpétrés par l'État israélien.
Les tensions politiques s'intensifient
La controverse a pris de l'ampleur après qu'un groupe de députés du camp présidentiel a exprimé leur indignation au ministère des Affaires étrangères. Ils ont qualifié les déclarations d'Albanese d'« antisémite » et ont demandé que la France prenne des mesures pour dissocier cette experte de ses fonctions onusiennes.
Le ministre Jean-Noël Barrot a affirmé devant le Parlement que ses mots étaient « inacceptables », soulignant que de telles déclarations doivent être abordées avec la plus grande prudence. Ces récriminations ont été renforcées par les récents événements tragiques au Moyen-Orient, provoquant des réactions passionnées des deux côtés de la question.
Les soutiens d'Albanese, quant à eux, continuent de dénoncer ces attaques comme basées sur des informations erronées. Dans une interview à France 24, elle a précisé qu'elle a parlé des crimes israéliens et du système qui facilite leur impunité.







