Suite à une perquisition effectuée vendredi dernier dans une résidence de Propriano, le procureur a révélé, ce samedi, l'ampleur des saisies qui ressemblent à un véritable "arsenal de guerre". Un impressionnant stock d'armes, d'explosifs et de munitions a été découvert, forçant les forces militaires à restreindre l'accès à une partie du quartier.
D'après les déclarations du parquet d'Ajaccio, il s'agit d'"une quantité invraisemblable d’armes, de munitions et d'explosifs" trouvée dans un box situé rue Jean Pandolfi. En chiffres, cela se traduit par plus de 18 kilogrammes d’explosifs, 67 détonateurs, une quarantaine de grenades, des milliers de mètres de mèches, et 20 armes à feu, incluant 11 armes d’épaule, 2 fusils de guerre, 4 armes de poing, un pistolet mitrailleur, et 2 fusils à pompe, selon le communiqué de Nicolas Septe, le procureur (voir les images fournies par les services judiciaires).
Une source proche de l'AFP a souligné :
"Ce n'est pas du matériel de collectionneur, mais bien du matériel qui peut certainement être relié à une bande criminelle".
Le procureur a également précisé que parmi les saisies figurent 6000 munitions, divers objets permettant de se déguiser, et des moyens de communication tels que des talkies-walkies.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une enquête des autorités d’Ajaccio, visant les acquisitions et détentions illicites d’armes de catégories A, B ou C, ainsi que la participation à une association criminelle visant à commettre un crime ou un délit passible de 10 ans d’emprisonnement. L’enquête a été confiée à la section de recherches de Corse.
Environ 40 militaires et officiers de police ont été mobilisés, avec le soutien d’un chien spécialisé dans la détection d’armes et d’explosifs, qui a marqué différentes caves au sein de la résidence. Les démineurs ont également été appelés à intervenir durant cette opération.
Une garde à vue prolongée
La garde à vue d'un homme a été prolongée, alors que le parquet se dessaisit au profit de la JIRS de Marseille, chargée des enquêtes de criminalité organisée. La justice a refusé tout commentaire sur cette affaire.
De nombreuses investigations sont encore à réaliser, notamment des analyses scientifiques, comme l'a noté le procureur Septe, qui a salué le travail remarquable des gendarmes ayant permis de neutraliser cet arsenal.
Selon des informations de l'AFP, la personne en garde à vue serait un homme lié à Appien Coti, ancien condamné pour des attaques à l'explosif. "Joseph Mocchi et Don Jacques Serreri ont également été condamnés dans une affaire de trafic d'armes entre la Corse et le continent", précise l'Agence France-Presse.







