Donald Trump a annoncé le 13 février 2026 qu'il se rendrait prochainement au Venezuela, ouvrant ainsi la porte à plusieurs géants pétroliers, tout en maintenant des restrictions sur certaines compagnies russes et chinoises.
Donald Trump a déclaré : "Je vais me rendre au Venezuela", sans préciser la date, lors d'une conférence à la Maison-Blanche. Les États-Unis ont récemment autorisé cinq grandes entreprises pétrolières à rétablir et développer leurs opérations au Venezuela sous l’œil vigilant de Washington.
Les compagnies britanniques BP et Shell, l'italien ENI, l'espagnol Repsol et l'américain Chevron ont été incluses. La licence stipule que les contrats seront sous les lois américaines et que tout différend sera résolu aux États-Unis. Les paiements devront passer par des comptes validés par le Trésor américain.
En dépit de cette annonce, les marchés boursiers concernés n'ont montré que peu de réactions, tout comme le cours du pétrole.
La relance de l’exploitation du pétrole pour objectif
Suite au raid militaire américain ayant mené à la capture de Nicolas Maduro, Trump ambitionne de remettre sur pied l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes. Son ministre de l’Énergie, Chris Wright, a récemment séjourné au Venezuela, promettant une "augmentation spectaculaire" de la production.
Parallèlement, l'embargo imposé par les États-Unis en 2019 se lève progressivement. Des dérogations avaient permis à certaines multinationales de maintenir une présence, mais Trump avait ensuite interrompu les licences, sauf pour Chevron.
Chris Wright a affirmé que l'embargo était "pour l'essentiel terminé". Un porte-parole de Chevron a exprimé à l'AFP son soutien aux actions récentes du gouvernement américain, soulignant les changements législatifs apportés par Caracas.
Chevron considère ces développements comme significatifs pour le bien-être du peuple vénézuélien et la sécurité énergétique de la région.
ENI examine actuellement les nouvelles opportunités, tandis que Repsol s'est abstenue de commenter.
« Intérêts des peuples »
Une nouvelle licence autorise les investissements pour explorer et développer des champs pétroliers. Le département d’État a précisé que Trump s'assurera que ces contrats servent les intérêts des peuples américain et vénézuélien.
Les nouvelles régulations visent à empêcher que les transactions ne profitent à des pays comme la Russie ou la Chine. Oswaldo Felizzola, expert pétrolier, souligne que la rédaction de la licence pourrait permettre à des entreprises non occidentales de participer.
La première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a salué ces initiatives, estimant qu'elles fournissaient un "cadre juridique clair et structuré", tout en espérant des retombées économiques des ressources vénézuéliennes.
Malgré des réserves pétrolières considérables, avec plus de 300 milliards de barils, la production vénézuélienne est aujourd'hui limitée à environ un million de barils par jour, en raison de décennies de sous-investissement.







