Une assistante dentaire a été mise en examen pour le meurtre de sa patronne à Oignies, dans le Pas-de-Calais. Le parquet de Béthune a annoncé cette information le 13 février, précisant que les événements tragiques se sont produits le 20 novembre dernier. Les deux protagonistes, l'assistante et son compagnon, ont été placés en détention provisoire depuis le 11 février.
La mise en examen de la suspecte ne se limite pas uniquement à l'assassinat. En effet, elle est également suspectée d'avoir orchestré l'incendie qui a ravagé le cabinet dentaire, un acte qualifié de "destruction par moyen dangereux et escroquerie". Son compagnon est, quant à lui, mis en cause pour "complicité d'assassinat" et "recel d'escroquerie", tout comme un proche qui a été placé sous contrôle judiciaire.
Un incendie criminel
Le jour des faits, les pompiers ont été dépêchés sur les lieux d'un incendie survenu rue Ernest Renan aux alentours de 11h30. Malheureusement, ils ont retrouvé la dentiste, âgée de 49 ans, en arrêt cardiaque. Malgré les efforts des secours, la victime n'a pu être réanimée. Toutefois, le parquet de Béthune a déclaré que "les investigations médico-légales ont démontré que la mort était survenue avant l'incendie". Les enquêteurs ont ainsi conclu à un incendie criminel, ajoutant une couche de complexité à cette affaire tragique.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations au sein de la communauté dentaire mais également au-delà. Les témoignages de collègues choqués et d'experts pointent vers une dynamique de violence insoupçonnée dans un milieu souvent perçu comme serein. Comme le note un spécialiste de la criminologie, "il est essentiel de comprendre les motifs sous-jacents de tels actes pour éviter que de telles tragédies se reproduisent".







