À Porto-Vecchio, Michel Chiocca, candidat sans étiquette, présente une liste majoritairement composée de socio-professionnels. Soutenu par l'UDR, le Rassemblement National et Mossa Palatina, il souhaite positionner l'économie au cœur de son projet pour la Cité du sel.
Michel Chiocca, ancien candidat aux élections législatives de 2024, a surpris en annonçant sa candidature à la mairie. Également actif en 2001 et en 2020 aux côtés de personnalités politiques comme Jean-Christophe Angelini et Don Mathieu Santini, il se lance cette fois-ci en solo, motivé par un désir de changement. Selon lui, "la ville investit dans des projets que nous avons toujours critiqués. J'ai longtemps milité pour défendre les intérêts des Porto-Vecchiais, et aujourd'hui, il n'existe pas de liste qui reflète notre vision".
Le projet de Chiocca ambitionne de redynamiser une ville qui souffre de la désaffection de son centre. "Le centre-ville se meurt", déclare-t-il. "Peu d’initiatives sont mises en œuvre pour revitaliser les commerces. J’entends également m'attaquer au pouvoir d'achat, car environ 1200 foyers gagnent moins de 20 000 euros par an. Mon programme entend répondre à cette problématique".
En prévision des prochaines semaines, Chiocca prévoit de rencontrer les Porto-Vecchiais pour leur présenter plus en détail ses idées. Son engagement suscite déjà des réactions dans la Cité du sel, certains s'interrogeant sur l'impact de cette nouvelle candidature sur les résultats des élections.
Une candidature de dernière minute
Dans une récente déclaration, Michel Chiocca a expliqué que la décision de former une liste a été prise après des échanges avec divers socio-professionnels sur la nécessité d'une représentation politique : "Nous avons débattu après avoir constaté l'offre politique actuelle, et il est devenu évident qu'il était essentiel de nous lancer".
Avec cette nouvelle candidature, le nombre de prétendants au fauteuil de maire atteint quatre, un chiffre inédit depuis 2008, ce qui pourrait bouleverser les dynamiques lors du premier tour.







