Un récent sondage publié par Ipsos-BVA pour Ici Paris Île-de-France révèle qu'Emmanuel Grégoire, soutenu par une coalition de gauche, prend une avance notoire sur Rachida Dati, candidate des Républicains. À environ dix jours des élections municipales, la dynamique des alliances pourrait bien jouer un rôle décisif au second tour.
Selon l'étude, cinq candidats devraient atteindreet franchir le seuil des 10% de suffrages, permettant ainsi à chacun d'eux de se maintenir en lice lors du second tour des élections prévues les 15 et 22 mars. Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique à Ipsos-BVA, souligne que « tout peut se jouer en fonction des alliances et non simplement sur des dynamiques personnelles ». Ainsi, la situation reste très fluide et ouverte.
Au premier tour, la candidature unie de la gauche, menée par Grégoire, pourrait recueillir 35% des voix, un gain de trois points par rapport aux précédentes estimations d'opinion. En revanche, Rachida Dati se stabilise à 27%. Pour le député socialiste, cet écart représente un « avantage crucial », tout en soulignant toutefois qu'il ne doit pas renforcer l’illusion d’une victoire assurée au second tour.
Du côté du centre-droit, Pierre-Yves Bournazel doit composer avec un score estimé à 11,5% — en baisse de 2,5 points — tandis que la candidate d'extrême droite, Sarah Knafo, affiche un score de 7%. On note également que Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise, bien qu'ayant perdu du terrain avec 10%, reste en bonne position pour le second tour.
Les résultats montrent également que Thierry Mariani, représentant du Rassemblement National, est crédité de seulement 4% des intentions de vote, tandis que d’autres candidats comme Marielle Saulnier et Blandine Chauvel ferment la marche en dessous de la barre symbolique des 2%.
Cette course pour les municipales à Paris s'annonce donc plus que jamais déterminante, avec des enjeux d'alliances fortement marqués selon les derniers sondages. Les résultats finaux pourraient s’avérer très serrés entre les deux leaders favorisés du scrutin.







