Conseiller de Gérald Darmanin et brièvement associé à Rachida Dati, Grégory Canal s'apprête à défendre la liste "Changer Paris" lors du premier débat des prétendants à la mairie. Face à des figures telles que Sophia Chikirou (LFI), Sarah Knafo (R!) et Thierry Mariani (RN), ce portrait met en lumière un franc-tireur prisé à droite.
Avec sa cravate tricotée et son sourire pétillant, Grégory Canal incarne une personnalité à la fois singulière et attachante. La passion qu'il nourrit pour la nature humaine et la littérature, notamment à travers des auteurs comme Georges Bernanos et René Girard, témoigne de son eclecticisme. Le Parisien a su se forger un chemin entre la rigueur politique et un certain art de vivre, se déplaçant en Vespa entre l’Hôtel de Ville et la place Vendôme, tout en poursuivant inlassablement les affaires de la capitale.
Travaillant comme chef de cabinet et conseiller politique de Gérald Darmanin, il se distingue par son engagement. Rachida Dati, qui une fois le trouvait un peu trop exubérant, a finalement reconnu ses compétences et lui a accordé sa confiance.
En effet, Canal n'hésite pas à plonger dans des sujets délicats, s'illustrant par son approche pragmatique : "Il faut être une salamandre, plonger dans le feu pour régler les emmerdes," dit-il, évoquant une mission sur dossier corse où il a dû prouver son efficacité.
Un sniper au conseil municipal de Paris
Au sein du conseil municipal, Grégory Canal se démarque par sa capacité à attirer l’attention tout en œuvrant en coulisses. Lors d'une tirade mémorable, il a interpellé Anne Hidalgo en déclarant : "Madame la maire, le problème du costume de chevalier blanc, c'est que ça tâche énormément." L’ancien escrimeur, toujours entouré de sa fidèle amie Rachida Dati, a su s’imposer comme un acteur clé dans les instances décisionnelles.
Son travail a rendu visibles divers dysfonctionnements, notamment le régime d’exception qui permet à 75 % des agents de la ville de ne pas travailler 35 heures par semaine. Reconnu même par ses adversaires de gauche, il a hérité du surnom de "Ian Brossat de la droite", une preuve de son agilité et de son charme indéniable.
Avec une rage de vaincre et un carnet d’adresses bien garni, Canal se présente comme un contrepoids efficace et redoutable à la majorité actuelle, promettant d’apporter un souffle nouveau aux municipales de Paris.







