Le tribunal administratif de Montpellier a reçu un recours en annulation du scrutin des dernières municipales, déposé par l'humoriste et candidat Rémi Gaillard. Ce dernier conteste la sincérité de l'élection, arguant que la non-distribution de son programme de campagne a gravement entravé ses chances d'accéder au second tour, où il a fini avec 8,21 % des voix exprimées.
Cela fait suite à une décision de la commission de propagande, qui, une semaine avant le scrutin, a refusé la distribution de ses documents de campagne, mettant en avant un risque potentiel de confusion avec les couleurs nationales dans le visuel utilisé.
« Yes we clown ! »
Le mardi précédant le vote, alors qu'un sondage lui attribuait environ 10 % des intentions de vote, Rémi Gaillard avait réussi à faire suspendre cette décision par le tribunal, qui a considéré qu'il s'agissait d'une « illégalité grave et manifeste susceptible d'affecter la sincérité du vote ».
Bien que le tribunal ait ordonné la distribution de la profession de foi de sa liste « Yes We Clown », la préfecture a exprimé des préoccupations quant à la faisabilité de cette mesure dans les délais impartis.
Dans un post Facebook, Rémi Gaillard a affirmé que la décision n'a pas été intégralement mise en œuvre. Il a joint à son recours plus de 500 attestations d'électeurs provenant de différents quartiers de Montpellier, attestant qu'ils n'avaient pas reçu son programme, mettant en évidence des zones entières, rues et résidences, qui étaient directement affectées.
Finalement, il a terminé à la cinquième place lors du premier tour avec 8,21 % des voix. Le maire sortant, Michaël Delafosse (PS), a été confortablement réélu avec 50,15 % des suffrages, suivi par Nathalie Oziol (LFI) avec 26,1 % et le milliardaire Mohed Altrad avec 24,7 %.







