Tout juste une semaine après les élections municipales, près de 90 personnalités politiques de droite et du centre ont lancé un cri d'alarme : elles demandent un "sursaut d’unité" et une "candidature unique" pour l'élection présidentielle de 2027. Cet appel a été publié dans les colonnes de La Tribune Dimanche.
Les signataires, comprenant des ministres, des députés et des sénateurs, craignent de voir se dessiner un nouvel affrontement entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement National au second tour. Ils écrivent : "Nous nous trouvons à l’aube d’un duel probable. Pour éviter cet aller simple vers le populisme, nous, élus du bloc central et de la droite, prenons la parole aujourd’hui." Cette préoccupation est partagée par certains experts politiques qui estiment que le rassemblement est crucial afin de contrer les extrêmes.
Un appel à l'unité
Les signataires incluent des figures influentes comme la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, et des ministres tels que Stéphanie Rist. Du côté des Républicains, le sénateur François-Noël Buffet et d'autres élus importants, comme Michèle Tabarot, se joignent à cet appel. Leurs mots sont clairs : "Nous souhaitons créer les conditions d’un large rassemblement autour d’un projet et d’une candidature unique en 2027".
Cependant, si le discours sur l’union est largement soutenu, les modalités de réalisation restent floues. Certains évoquent une primaire pour choisir le candidat, mais tout le monde semble s’accorder à dire que l’essentiel est d'unir les forces. "Peu importent les modalités, l’union est un devoir", insistent les élus.
Une pléthore de candidats
Dans ce contexte, de nombreux noms circulent comme candidats potentiels : Édouard Philippe, Gabriel Attal, et même Dominique de Villepin. Le président du Sénat, Gérard Larcher, par ailleurs, a insisté pour que cette candidature unique soit trouvée "au plus tard" en novembre. L’unification des forces semblerait être, à l’heure actuelle, la meilleure stratégie pour faire face à la montée des extrêmes dans le paysage politique français.
Samedi, sur France 2, le chef des sénateurs centristes, Hervé Marseille, a également souligné l'importance d'un rassemblement, mais a exprimé des réserves quant à l'idée d'une primaire, la qualifiant de coûteuse. Selon lui, "les sondages et l’opinion" permettront de déterminer, à l’automne, qui a les capacités de se lancer dans la compétition.







