Un an avant la présidentielle, une déclaration rassembleuse signée par 90 figures politiques de droite et du centre a été lancée, appelant à « un sursaut d’unité » pour mener à une « candidature unique » en 2027. Cet appel a été révélé par La Tribune dimanche.
Dans leur déclaration, les signataires s’inquiètent d’un possible duel au second tour entre Jean-Luc Mélenchon et un candidat du Rassemblement national. Ils préviennent : « Pour éviter cet aller simple vers le populisme, nous, élus du bloc central et de la droite, prenons aujourd'hui la parole ».
Parmi les signataires figurent des membres influents de Renaissance tels que Maud Brégéon, ainsi que des ministres comme Stéphanie Rist et Mathieu Lefèvre. Du côté des Républicains (LR), on trouve également le sénateur François-Noël Buffet et la députée Michèle Tabarot, qui se sont joints à cet appel.
Les personnalités politiques de divers horizons, y compris du MoDem et des groupes indépendants, ont également fait connaître leur soutien à cette initiative. Ils exhortent les dirigeants politiques à dépasser les querelles internes, affirmant que « peu importent les modalités, l'union est un devoir ».
Plusieurs candidats pressentis
Les signataires, tout en cherchant à rassembler, ne se prononcent pas sur les moyens concrets d'y parvenir, laissant planer l’idée d’une primaire. Parmi les nombreux noms évoqués pour représenter la droite, on trouve Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Edouard Philippe, et Michel Barnier, alors que des noms comme Gérald Darmanin et le Premier ministre Sébastien Lecornu sont également mentionnés, comme le souligne Le Parisien.
Dans une récente interview, Gérald Darmanin a mis l’accent sur la nécessité d’une organisation politique efficace au sein de la droite, appelant son camp à un « sursaut ». En parallèle, Gérard Larcher, président LR du Sénat, a insisté sur l’importance d’identifier un « candidat unique » au plus tard en novembre.
La semaine dernière, Hervé Marseille, leader sénatorial centriste, a exprimé son soutien à cette unité tout en s’opposant à l’idée d’une primaire, qu’il juge trop coûteuse et chronophage. Il prédit que « les sondages et l’opinion » permettront de déterminer les candidats viables pour l’élection à venir.







