L'essentiel
Un projet de décret annonce les conséquences de la suspension de la réforme des retraites. Il redéfinit les âges de départ et la durée de cotisation pour ceux ayant des carrières longues.
La mise en œuvre de la suspension de la réforme des retraites, prévue fin 2025, entre dans une phase concrète. D’après un projet de décret consulté par Ouest-France, les mesures afférentes aux carrières longues seront effectives dès le 1er septembre 2026. Ce dispositif, qui touchera environ 120 000 départs anticipés chaque année, vise à protéger les assurés ayant commencé à travailler tôt.
Pour commencer, les âges minimaux de départ varient selon les générations. Contrairement à ce qui avait été annoncé, les assurés nés en 1964 et 1965 ne bénéficieront pas d’une réduction d’un trimestre de leur âge de départ. Ainsi, l'âge restera fixé à 60 ans et six mois pour ceux nés en 1964, et 60 ans et neuf mois pour ceux de 1965. Ce maintien est dû à la mise en œuvre tardive du dispositif, car certains assurés ont déjà liquidé leurs droits, comme l’indique Le Monde.
Cependant, une exception a été faite pour ceux nés en décembre 1965 : leur âge minimal sera de 60 ans et huit mois, permettant un départ en septembre 2026. Les générations suivantes, nées entre 1966 et 1970, bénéficieront quant à elles d’un gain d’un trimestre, facilitant ainsi leur départ anticipé.
La durée de cotisation
Quant à la durée de cotisation, elle suit les règles du régime général, mais la suspension introduit des assouplissements pour certaines cohortes. Les assurés nés en 1964 et 1965 disposeront d’un trimestre de cotisation en moins par rapport à la réforme de 2023. Ceux nés au premier trimestre 1965 gagneront même deux trimestres de réduction. En revanche, pour la génération 1966 et suivantes, aucun assouplissement n’est prévu.
Ces ajustements témoignent d'une volonté d'assouplir les conditions de départ anticipé, tout en conservant un âge légal de départ de 62 ans et neuf mois, qui demeurera stable jusqu'en 2028. Toutefois, il est important de noter que les conséquences de ces changements dépendent fortement des situations individuelles, notamment des interruptions de carrière, comme l'explique l'expert en sécurité sociale, Jean-Pierre Durand.







