À l'issue des élections municipales, le paysage politique corse se prépare à un programme chargé, surtout avec les élections sénatoriales en septembre. Laurent Marcangeli, député de la 1ère circonscription de Corse-du-Sud et conseiller municipal d’Ajaccio, reste vigilant vis-à-vis de l'évolution politique sur l'île. Dans une interview exclusive, il partage ses réflexions sur les récents résultats électoraux et ses aspirations pour la Corse.
RCFM : Monsieur Marcangeli, vous êtes de retour au conseil municipal d’Ajaccio. Comment interprétez-vous les résultats des dernières municipales en Corse ?Laurent Marcangeli : Les élections municipales en Corse représentent une mosaïque de résultats, où chaque commune joue un rôle crucial. À Ajaccio, ces résultats valident douze années d'efforts et de projets que nous avons portés. Cependant, il est impératif de respecter le poids de l'opposition, notamment du Rassemblement national et des nationalistes, qui ont obtenu des résultats significatifs.
RCFM : Que pensez-vous des victoires à Porto-Vecchio et Bastia ? Sont-elles le signe d'un changement pour 2028 ?Laurent Marcangeli : J’ai toujours prôné l'importance de l'alternance. Je considère que l'île mérite un nouveau cap après dix années sous la direction de Gilles Simeoni. Ce n'est pas une critique personnelle, mais un constat que la Corse doit retrouver un élan.
RCFM : Vous envisagez-vous comme un acteur de ce changement en 2028 ?Laurent Marcangeli : Je compte jouer un rôle clé dans cette nouvelle dynamique. Que cela passe par une candidature directe ou un soutien stratégique, je m'engage à contribuer à cette transition.
RCFM : Concernant le plan national, envisagez-vous toujours la présidence du groupe Horizons à l’Assemblée ?Laurent Marcangeli : Effectivement, je suis en lice pour cette position, qui me permettrait d'être utile tant à Ajaccio qu'au niveau national. Notre groupe doit discuter de nos options et décider de la meilleure stratégie à adopter.
Soutenant Édouard Philippe en vue de la présidentielle de 2027, il estime que son expérience et son enracinement local seront des atouts précieux dans les années à venir. RCFM : Quel sera votre rôle pour les élections législatives et sénatoriales ?
Laurent Marcangeli : Pour le Sénat, il faudra collaborer avec les élus locaux pour déterminer le meilleur candidat. En ce qui concerne les législatives, je suis fermement attaché à ma circonscription et envisage une candidature, une promesse faite il y a un an que je confirme aujourd'hui.
RCFM : Votre avenir sera-t-il plus national ou local ?
Laurent Marcangeli : Mon engagement envers Ajaccio et ma circonscription demeure central. Je suis prêt à servir la Corse, que ce soit comme parlementaire ou au sein d'un gouvernement.







