La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a été l'invitée de Gilles Bornstein dans l'émission Les 4V sur France 2 le 30 mars. Dans cet entretien, elle a réagi à l'élection récente d'Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, devenu maire de Paris le 22 mars.
« Dès dimanche, j'ai félicité Emmanuel Grégoire et je lui ai proposé de me rencontrer pour parler de la nécessaire coopération entre Paris et sa banlieue », a déclaré Pécresse. Elle souligne la nécessité d'un dialogue plus constructif, notamment pour résoudre les problèmes de circulation et d'éducation que rencontre la région.
« La ville de Paris ne peut pas se développer contre sa banlieue. La fermeture du périphérique et la congestion des routes impactent la mobilité des Franciliens », a-t-elle ajouté.Elle a fait état des difficultés dans le domaine éducatif, indiquant que les rénovations dans les écoles de la ville étaient bloquées et avaient des répercussions sur les lycées.
Sur la question des déplacements à Paris, Pécresse a insisté sur l'importance d'un vrai plan de circulation, indiquant que « l'intérêt commun doit primer, tant pour les automobilistes que pour les cyclistes et les usagers des transports en commun ». Elle se dit favorable à des pistes cyclables, mais insiste sur la nécessité d'un équilibre qui ne pénalise pas la circulation automobile.
« Donner la priorité aux transports en commun est également essentiel car cela soutient les plus vulnérables », a-t-elle affirmé. Selon elle, il est crucial de faire preuve d'ouverture et de dialogue pour apaiser les tensions entre tous les acteurs de la circulation à Paris.
Désarmer la police municipale : une démarche inquiétante
En ce qui concerne la proposition de certains maires insoumis de désarmer la police municipale, Pécresse a réagi avec vigueur. « C'est un terrible retour en arrière et cela équivaut à non-assistance à personne en danger », a-t-elle averti. Elle a souligné que la violence ne cessait d'augmenter et que sa région avait mis en place des initiatives pour renforcer la sécurité, y compris des brigades dans les transports et dans les lycées.
Elle a également rappelé que le bouclier de sécurité mis en place par la région permettait de protéger 90 % des habitants de l'Île-de-France face à la montée de la violence.
En abordant les récentes attaques racistes contre le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, Pécresse a affirmé : « Je condamne toute forme de racisme. Il est essentiel que notre société reste unie contre toutes les formes de violence, y compris celles qui ciblent les élus. »
Enfin, elle a souligné l'importance de la coopération pour lutter contre ces violences et a réaffirmé son engagement pour un dialogue constructif et pacifique avec toutes les parties concernées.







