Yanis H. a été jugé par le tribunal d'Aix pour avoir volontairement jeté à la poubelle une centaine de colis qu'il était censé livrer. Cet acte, né de sa colère envers son nouvel employeur, a abouti à une condamnation de cinq mois de prison avec sursis.
Dans le monde de la livraison, certaines tournées peuvent se révéler particulièrement ardues. Pourtant, celle de Yanis H. s'est fini de manière inattendue : dans une benne à ordures. En raison de l'absence d'un contrat de travail formel, il a choisi de jeter 120 colis à la poubelle.
Vêtu d'une doudoune, le jeune homme de 21 ans s'est présenté devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, reconnaissant que son geste était "disproportionné". Le 6 juin 2024, après seulement quatre jours dans une société sous-traitante de Chronopost, cet habitant de Fuveau a pris un camion pour livrer mais a disparu des écrans radar.
À 10h40, les activités sur son terminal de livraison se sont soudainement arrêtées. Inquiets, ses employeurs ont tenté de le contacter. Cependant, en fin de journée, il est revenu avec un camion vide, affirmant que "tout a été livré". Mais très vite, des clients ont signalé ne rien avoir reçu.
Un préjudice estimé à 15 000 €
Au final, 120 colis destinés à une soixantaine de particuliers ont disparu, engendrant un préjudice évalué à 15 000 euros. Lors de son interrogatoire, Yanis a admis avoir jeté les colis dans des conteneurs. Malgré les recherches des gendarmes, aucun des colis n'a pu être retrouvé. Aucune trace de revente n'a été établie ni durant l'analyse de son téléphone, ni lors de la perquisition à son domicile. Selon les experts, ce type d'incident peut avoir des conséquences graves sur la réputation des services de livraison en France. Les consommateurs privilégient de plus en plus l'intégrité et la fiabilité des livraisons, comme l’a indiqué France info.







