Le personnel navigant d’EasyJet se prépare à une grève en France le lundi 6 avril, en pleine période de Pâques. Ce mouvement est motivé par des conditions de travail jugées insatisfaisantes et un dialogue social déficient, ce qui risque de perturber le trafic aérien.
Le ciel de ce week-end prolongé pourrait être assombri par des tensions sociales. Les hôtesses et stewards d’EasyJet sont appelés à cesser le travail le lundi 6 avril, coïncidant avec une affluence accrue liée aux déplacements de Pâques.
Le syndicat Unac, qui représente les membres de ce personnel, a annoncé cette grève sur l’ensemble du territoire. Sur son site, il évoque une détérioration des conditions de travail et un manque d’écoute de la part de la direction. "Face à un dialogue inexistant et à un mépris manifeste, l'Unac, selon des informations relayées par TF1, appelle tous les membres du personnel à se joindre à la grève le 6 avril 2026, de 00h00 à 23h59".
Une mobilisation encore incertaine
À ce jour, l’ampleur exacte de cette mobilisation demeure floue. Une évaluation précise n’est possible qu'après que les déclarations individuelles de grève aient été déposées, prévues pour samedi à 00h01. La compagnie EasyJet a exprimé sa "grande déception" face à cette décision, assurant qu'elle mettrait tout en œuvre pour limiter les désagréments pour ses passagers. "En cas de modifications de notre programme de vol, nous informerons directement les passagers concernés et leur proposerons des options pour réorganiser leurs voyages".
Présente essentiellement sur des lignes courtes et moyennes, EasyJet emploie plusieurs milliers de travailleurs en France et se classe parmi les premiers transporteurs aériens en termes de volume de passagers.
Un climat social dégradé
Cette grève est principalement motivée par le rejet d'un accord sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) pour 2026, qui a été recalé par plus de la moitié des votants. Le syndicat met en avant une dégradation continue des conditions de travail des équipages. "Les changements fréquents de plannings, les trippings, ainsi que le manque de considération pour notre qualité de vie au travail ne peuvent pas devenir la norme", souligne-t-il.
L’Unac critique également une "volonté punitive" de la direction, exacerbant la "colère et la frustration" des employés. Conformément à la législation française, les salariés sont tenus d’annoncer leur intention de faire grève au moins 48 heures à l’avance. Ce n’est qu’à l'issue de ce processus que la compagnie pourra ajuster son programme de vols, incluant de potentielles annulations. Les passagers sont donc invités à rester attentifs aux mises à jour de la part d’EasyJet dans les jours à venir.







