Pâques, un enjeu vital pour les chocolatiers corses selon Jean-Philippe Roy

Découvrez comment Pâques pèse lourd dans le chiffre d'affaires des chocolatiers corses.
Pâques, un enjeu vital pour les chocolatiers corses selon Jean-Philippe Roy
Le chocolatier Jean-Philippe Roy aux côtés de son épouse © Radio France - Roland Frias

Dans son atelier situé à Furiani, Jean-Philippe Roy ne cache pas l'importance de Pâques : « Pâques, c’est une fête très importante ». Avec Noël, ces deux événements de l'année représentent entre 30 et 40 % de son chiffre d'affaires annuel. Bien que ses créations innovantes aient forgé sa réputation, il note cette année un retour aux traditions avec « les cloches, les poules, les œufs », des symboles emblématiques de cette célébration.

La chasse aux œufs, toujours centrale

La tradition de Pâques se perpétue à travers les préférences des consommateurs. Les sachets de chocolat conçus pour être cachés dans l’herbe, pour la merendella, continuent de dominer les ventes. « On vend beaucoup de petits conditionnements pour la chasse aux œufs », souligne-t-il. Parallèlement, les assortiments à partager rencontrent également un franc succès, témoignant d’une consommation familiale et conviviale. Bien que la production nécessite un certain niveau de standardisation, chaque pièce conserve son unicité grâce à des décorations faites à la main. « Tous les sujets se ressemblent, mais aucun n’est identique », ajoute-t-il. L'identité de l'atelier repose aussi sur des circuits courts. Fruits secs, agrumes, noisettes de Cervioni : « c’est essentiel de soutenir les producteurs locaux », affirme le chocolatier.

Des coûts toujours sous pression

Cependant, le contexte économique actuel pèse sur les marges. Entre 2024 et début 2025, nous avons observé un pic record des prix du cacao. « Il a légèrement baissé, mais demeure à un tarif élevé », insiste Jean-Philippe Roy. À cela s'ajoutent les hausses de l'énergie. Pour faire face, il a pris une décision : « rognons sur notre marge » afin de rester abordable. Pourtant, la demande reste forte. « Les gens continuent à se faire plaisir », constate-t-il. En effet, le chocolat artisanal s'avère compétitif comparé à la grande distribution. Son conseil pour les consommateurs : « comparer les prix des artisans et de la grande surface ». Car d'ici 2026, il assure qu'il est possible de « savourer sans dépenser plus ».

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