À Capbreton, la nouvelle résidence du Comité Ouvrier du Logement (COL) embrasse une approche durable en intégrant le système de géothermie pour chauffer ses occupants. Ce choix stratégique a été encouragé par le bureau d’ingénierie des sols Alios, spécialisé dans l’exploitation des ressources géothermiques.
Clément Prudet, ingénieur hydrogéologue chez Alios, explique : « La problématique de stabilité du terrain liée à une nappe d’eau a été transformée en atout. Grâce à des forages, nous exploitons cette nappe pour réguler la température des logements. » La société, basée à Urrugne, est à la pointe des projets géothermiques, soutenant aussi bien les constructions individuelles que collectives.
Pascal Chassagne, fondateur d’Alios, souligne l’intérêt grandissant des bailleurs sociaux face à ces technologies durables : « Les bailleurs sociaux adoptent souvent ces solutions en raison de leur vision à long terme. Cependant, même les bailleurs privés commencent à s’y intéresser, notamment à cause des nouvelles régulations environnementales comme la RE2020. Les aides gouvernementales rendent également ces installations accessibles. »
Des subventions attrayantes
Les particuliers peuvent bénéficier de subventions allant jusqu’à 11 000 euros pour un investissement compris entre 25 000 et 30 000 euros, tandis que dans le cadre collectif, ces aides peuvent atteindre 6 500 euros par appartement. Yvan Lazard, directeur général de Bio-Énergies Diffusion, affirme : « Ces aides sont particulièrement avantageuses pour les copropriétés désireuses de remplacer leur chaudière à gaz. »
Bio-Énergies Diffusion, une entreprise toulousaine pionnière dans le domaine, a su se diversifier en installant des pompes à chaleur dans divers types de structures, depuis les habitations jusqu’aux établissements publics. Lazard précise : « Avec une combinaison d'isolation, de géothermie et de panneaux solaires, nos solutions peuvent offrir une autonomie énergétique de 95 %, garantissant une protection contre les fluctuations des prix de l’énergie. »
Pour toute information complémentaire, consultez le supplément gratuit "Quels matériaux pour construire demain ?" dans le journal Sud Ouest du 22 avril, disponible en kiosque ou en ligne.







