Dans son ouvrage à venir intitulé "Nos vies ne sont pas des marchandises", le député des Landes Boris Vallaud remet au goût du jour le concept de "démarchandisation", qu'il avait déjà évoqué au congrès du Parti Socialiste en mai 2025. Ce terme pourrait se matérialiser comme un axe central de la reconquête de la gauche en vue de la présidentielle de 2027.
Boris Vallaud, réputé pour ses positions tranchées, invite à repenser notre rapport au marché, affectant divers secteurs de la vie quotidienne. "Le monde est devenu une immense boutique, tout est à vendre, de la naissance à la mort", explique-t-il, ajoutant que même des biens fondamentaux comme l'eau, l'éducation et la santé sont désormais soumis aux logiques marchandes.
Le député déplore également que "notre temps libre, nos données personnelles, nos corps, nos vies privées" soient devenus des marchandises. Pour lui, la gauche doit se réinventer autour d'un "mot d'ordre mobilisateur", et la démarchandisation pourrait jouer ce rôle, comme il l'a souligné dans une interview pour le Nouvel Observateur.
Il nuance cependant son propos, affirmant que la démarchandisation n'implique pas un retour à l'étatisme ou une nostalgie pour une économie dirigée. "Le but n'est pas d'abolir le marché mais de le remettre à sa place", insiste-t-il sur France Inter. Il envisage même que certaines nationalisations puissent être une voie vers cet objectif, sans pour autant prôner une étatisation systématique.
Cette réflexion sur la démarchandisation résonne alors que la gauche française cherche désespérément à redéfinir son message, notamment face aux défis contemporains tels que le climat et les inégalités économiques. Ainsi, alors que les élections approchent, ces idées pourraient revêtir une importance cruciale pour mobiliser les électeurs autour d’une vision alternative.







