Tchernobyl, 40 ans après : quand la radioactivité change le visage des régions françaises

Quarante ans après Tchernobyl, certaines régions françaises font face à des niveaux de radioactivité préoccupants.
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Tchernobyl : une nature sous radioactivité, ça donne quoi ?

Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les répercussions continuent de se faire sentir en France. Certaines régions, comme les Vosges, l'Alsace et l'est de la Corse, enregistrent des niveaux de radioactivité supérieurs à ceux d'autres zones.

Selon l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), une concentration élevée de radioactivité a été observée dans divers éléments, allant des sols aux produits laitiers, incluant le lait et la viande bovine au sein des « zones de rémanences élevées » (ZRE) en métropole.

Ces ZRE, stratégiquement situées dans des départements tels que le Puy-de-Dôme, les Alpes-de-Haute-Provence, et les Pyrénées-Atlantiques, révèlent une diminution, bien que lente, des concentrations de césium 137 et de strontium 90 depuis plusieurs décennies. Cependant, les denrées forestières – notamment les champignons et la viande de gibier – conservent souvent des niveaux de césium 137 problématiques pendant de nombreuses années.

Dans son dernier rapport, l'ASNR souligne l'importance d'une vigilance accrue dans les espaces naturels, là où les niveaux de radioactivité peuvent varier grandement, même à l'intérieur d'une même commune. L'impact de Tchernobyl perdure : en 2020, la dose effective moyenne liée aux retombées de l'accident était d'environ 1 microSievert par an pour un adulte vivant en milieu urbain et évitant les produits à risque. Ceux qui passent plus de temps dans des zones boisées pourraient être exposés à des niveaux atteignant 20 microSieverts, selon les relevés de l'ASNR.

À titre de comparaison, la limite d'exposition aux rayonnements ionisants pour le grand public est fixée à 1 millisievert par an. Pour contextualiser, un vol Paris-New York expose un individu à 80 microsieverts, tandis qu'une radio thoracique représente environ 58 microsieverts, selon l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

C’est un enjeu de santé publique majeur qui ne doit pas être pris à la légère, car, comme le souligne un expert de l'ASNR, « même si les tendances montrent une amélioration, les risques demeurent, notamment pour les groupes sensibles comme les enfants et les personnes âgées ». La vigilance s'impose, alors que les effets de la catastrophe de Tchernobyl continuent de hanter certaines régions de France.

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