Le bar La Presqu’île est le premier en Bretagne à bénéficier du label « Les Paris Mutuels Urbains ». Ce concept audacieux, lancé pour rehausser l’image des PMU auprès d’une clientèle jeune et urbaine, fait sensation.
« Nous voulions moderniser notre PMU et attirer de nouveaux clients, et c’est un vrai succès ! » s’exclament Oulangxay Boudtavong et Lucas Van Den Neucker, les jeunes gérants, affichant leur étonnement depuis l’ouverture en juin. Grâce à un nouvel aménagement convivial, des jeunes d’une vingtaine d’années, ainsi que des commerçants, se pressent désormais pour déguster une bière, curieux d’essayer le pari. « C’est clairement une nouvelle vague de clientèle qui s’installe ici », ajoutent-ils.
Situé au port de commerce de Brest, ce PMU emblématique, connu pour son apparition dans le film « Remorques » avec Jean Gabin, a bénéficié d’une rénovation spectaculaire. Les clients peuvent désormais profiter d’écrans et de bornes de jeu à la pointe de la technologie, dans une ambiance boisée typique des bistrots à la française, rehaussée par un service de qualité. Des animations variées, allant d’initiation aux courses à des interventions de jockeys et d’entraîneurs, ajoutent une touche dynamique à l’expérience.
Désormais décoré dans des tons verts élégants, La Presqu’île propose un cadre plus raffiné pour accueillir sa clientèle, que ce soit pour se désaltérer ou se tenter au pari. Ce concept relativement récent, introduit par le PMU et baptisé « Les Paris Mutuels Urbains », vise à distinguer ces points de vente soucieux d’attirer une nouvelle génération de parieurs.
Après avoir fait ses débuts dans d’autres villes comme Paris, Lyon ou Marseille, Brest se classe comme le 18e PMU à adopter cette initiative, se positionnant comme le premier de Bretagne. La région, avec 170 000 parieurs pour 806 points de vente, fait partie des plus actives en France. Le Finistère, le plus représenté, compte à lui seul 239 établissements PMU.
« Les plus jeunes sont attirés par les paris sportifs mais pas spécialement par l’hippisme »
Cyrille Giraudat, directeur général du PMU, explique que « la moyenne d’âge de nos parieurs est plutôt de 45 ans ». Il reconnaît que les jeunes générations préfèrent généralement les paris sportifs, laissant l’hippisme en périphérie de leurs intérêts. « Ce concept nous pousse à sortir de notre zone de confort et à aller à la rencontre de nos clients actuels et futurs, surtout dans des centres-villes dynamiques », précise-t-il.
Avec les PMU célébrant bientôt leur centenaire en 2030, il est crucial de capter l’attention des plus jeunes. La réouverture de La Presqu’île a eu lieu en grande pompe, accueillant des représentants du port, des docker au cadre, ainsi qu’Eric Woerth, ancien ministre des Finances, suscitant ainsi la curiosité des Brestois.
À la tête des « Paris Mutuels Urbains », Woerth a été chargé de développer un Pacte PMU 2030 pour accompagner l’évolution de la filière hippique. Cette transformation semble effectivement en marche : dix nouveaux établissements seront labellisés d’ici la fin de l’année à des endroits comme Arles, Thionville ou Saint-Tropez.







