Marcel Jean, maire délégué de la commune de Chef-du-Pont dans la Manche, a officialisé sa décision de ne pas se représenter lors des prochaines élections municipales de 2026. Arrivé à la tête de la mairie en 2001, cet ancien chauffagiste a consacré plus de deux décennies à la gestion de sa commune. Il évoque sa décision de se retirer en raison de raisons de santé, marquant ainsi la fin d'une ère pour la localité.
Le samedi 17 janvier 2026, il prononcera ses derniers vœux à la salle de la Petite Vitesse. « Ce sera un moment chargé d'émotions
, » confie-t-il, soulignant l’importance des liens tissés avec les habitants et les entreprises locales qu’il a côtoyées durant son mandat.
Jean s'est formé aux côtés de Jean Benoit, ancien secrétaire de mairie, dont il se dit chanceux d’avoir appris les rouages de la municipalité. Son parcours, débuté comme facteur dans diverses régions françaises, lui a permis de développer un sens aigu des relations humaines, élément central de sa représentation politique.
Un tournant majeur de son mandat a eu lieu en 2016, lorsque Chef-du-Pont a intégré la commune nouvelle de Sainte-Mère-Église pour des raisons financières. Malgré l'initiale réticence du conseil municipal, Marcel Jean n’a pas de regrets et considère que cette décision a permis de conduire à des réalisations significatives pour la commune.
C’est avec fierté qu'il se prépare à dresser le bilan de ces 24 années. J'espère avoir été un bon élu,
déclare-t-il, tout en rappelant la nécessité d'aimer et de comprendre les besoins de ses concitoyens. Son départ marque non seulement un changement pour lui, mais également pour l'ensemble de la communauté de Chef-du-Pont, qui devra choisir son successeur dans un contexte où les enjeux locaux sont de plus en plus complexes.
Alors que s'annonce cette transition, les habitants et les élus locaux, comme le maire de Sainte-Mère-Église, Marc Lefèvre, préparent déjà le futur de la commune, fort de l'héritage laissé par Marcel Jean.







