Le réseau téléphonique historique, basé sur le fil de cuivre, est en phase de disparition dans plusieurs villes clés telles que Lyon et Ajaccio. Ce changement marque également la fin de l'ADSL. Pour les utilisateurses souhaitant rester connectés, la fibre optique devient désormais essentielle.
Cet effondrement du réseau cuivre, qui a été établi dans les années 1960 pour la téléphonie et réactualisé pour internet dans les années 2000, symbolise une rupture avec des habitudes bien ancrées. Près de 40 000 personnes continuent de l'utiliser dans les zones touchées par cette transition.
Une transition pas seulement technique
Bien que la technologie soit prête avec la fibre disponible dans la majorité des régions, la véritable transition reste délicate. Passer à cette nouvelle technologie nécessite un changement d'habitudes et parfois des ajustements budgétaires. Pour de nombreux utilisateurs, il ne s'agit pas seulement d'améliorer leur connexion, mais de renoncer à un système qui fonctionnait pour eux.
Quand la communication faisait encore service public
Ce n'est pas la première fois que la France se heurte à un changement significatif dans les infrastructures de communication. En 1996, la transition des numéros de téléphone à huit chiffres vers dix chiffres fut accompagnée d'une campagne médiatique d'envergure, mettant en scène le chorégraphe Philippe Decouflé pour sensibiliser la population.
À l'heure actuelle, l'annonce de la fin du téléphone classique se fait principalement via les réseaux sociaux tels que Facebook et TikTok, ce qui soulève des questions quant à l'efficacité de cette stratégie. Les personnes les plus touchées par cette transition ne sont pas toujours les plus actives sur ces plateformes numériques.
Serait-il possible d'adopter une approche plus traditionnelle pour communiquer ce changement, semblable à celle de 1996 ? Il semble que le besoin de réengagement dans la communication ne soit plus aussi fort qu'auparavant.







