Le marché des voitures neuves en France commence l'année sur une note pessimiste, avec une dégringolade de 14,7 % en février. Ces chiffres, révélés le 1er mars par la Plateforme automobile (PFA), peignent un tableau sombre pour un secteur déjà éprouvé.
Des défis pour plusieurs constructeurs
En février, 120 764 voitures particulières ont été immatriculées en France, un chiffre alarmant après un mois de janvier déjà difficile. Les ventes cumulées depuis le début de l'année ont chuté de 11,1 %, un processus enclenché après une année 2022 peu engageante. Les consommateurs semblent hésitants, souvent découragés par la hausse des prix et les tensions politiques, comme le rapporte Les Echos.
Les véhicules électriques, bien qu'en expansion, n'ont pas échappé à cette tendance. Leur part de marché a légèrement reculé à 27 % en février, après un pic record de 28 % en janvier. Le groupe Stellantis (comprenant des marques comme Citroën et Peugeot) a su limiter la chute de ses ventes à 7,3 %, malgré la morosité ambiante. En revanche, Renault subit un revers sévère avec une baisse de 23,5 %, suivi par Toyota qui affiche une chute de 19,2 %, comme le souligne Auto Moto.
Augmentation des coûts d'immatriculation
Parallèlement à la baisse des ventes, le prix des cartes grises est également appelé à augmenter. Cette hausse, décidée par plusieurs conseils régionaux, vise à compenser la diminution des dotations de l'État. Quatre régions, dont la Corse et la Provence-Alpes-Côte d'Azur, ont opté pour des augmentations des tarifs de ces certificats, qui sont désormais dématérialisés sur smartphones. À titre d'exemple, le cheval fiscal est fixé à 59,50 euros en Occitanie.
Il est essentiel pour les acteurs du marché automobile de s'adapter à cette situation complexe qui a des répercussions tant sur les ventes que sur les coûts pour les consommateurs. Les experts appellent à une mobilisation des politiques pour soutenir le secteur dans un contexte économique incertain.







