La Belgique a récemment intercepté un pétrolier suspecté d'appartenir à la "flotte fantôme" de la Russie, une action qui a été confirmée par le ministre belge de la Défense, Theo Francken. Cette opération conjointe avec la France, comme l'a indiqué le président Emmanuel Macron, vise à réduire les sources de financement de la guerre d'agression russe en Ukraine.
Dans la nuit du 1er mars, des forces spéciales belges ont intercepté le navire en mer du Nord. Le vice-Premier ministre belge, Maxime Prévot, a exprimé sa gratitude envers les forces armées pour leur "professionnalisme et courage exceptionnels" sur X. Ce pétrolier, escorté vers le port de Zeebruges pour être saisi, est perçu comme un symbole des efforts européens pour faire respecter les sanctions.
Macron a ajouté que la marine française avait également joué un rôle crucial dans cette opération. "En mer du Nord, nos hélicoptères de la Marine nationale ont contribué à l'arraisonnement d'un pétrolier sous sanctions internationales", a-t-il déclaré, soulignant l'engagement Européen pour combattre le financement de la guerre d'agression de la Russie.
La Russie, à travers une flotte de pétroliers vieillissants, a contourné les restrictions imposées sur ses exportations de brut après son invasion de l'Ukraine en 2022. Conformément aux actions de l'Union européenne, qui a mis des centaines de ces navires sur liste noire, la récente interception a été perçue comme un succès indéniable contre les efforts de Moscou.
Maxime Prévot a insisté sur la nécessité de l'application des sanctions en déclarant : "Les sanctions n'ont de sens que si elles sont appliquées. Aujourd'hui, nous les avons appliquées." Il a également suggéré que le navire pourrait avoir navigué sous un faux pavillon, une tactique fréquemment utilisée par des acteurs cherchant à contourner les sanctions.
Cette opération, menée en partenariat avec des alliés du G7 et des pays nordiques ainsi que baltes, souligne l'importance de la coopération internationale dans la lutte contre le financement de la guerre en Ukraine.
Avec AFP







