La grève des brancardiers à l'hôpital d'Ajaccio, qui dure depuis plus d'un mois, ne montre aucun signe d'essoufflement. Le mouvement s'est intensifié alors que les grévistes restent fermes sur leurs revendications, réclamant le départ du directeur général avant de reprendre le dialogue social.
Une réunion annulée à la dernière minute
Ce nouvel épisode du conflit a débuté avec une convocation à un Comité social par la direction, prévue pour ce matin. L'objectif était de rétablir le dialogue, mais la réunion a été annulée une heure avant son début, selon les autorités compétentes qui ont jugé le timing inopportun.
Une conférence de presse des grévistes
Suite à cette annulation, le syndicat STC et les brancardiers en grève ont organisé une conférence de presse. Depuis plus d'un mois, ils occupent les locaux de l'ARS et ont même élargi leur mouvement à l'étage supérieur de l'hôpital. Lors de cet événement, les grévistes ont une nouvelle fois dénoncé les manigances du directeur général et ont réaffirmé leur position : pour eux, sa démission est une condition sine qua non pour entamer toute discussion.
Jean-Claude, un brancardier, a déclaré : "Nous ne pouvons pas envisager de discuter tant que cette direction reste en place. Le respect, cela commence par le haut!" Cette déclaration souligne l'indignation croissante parmi les employés qui estiment que leurs droits et leur dignité sont bafoués.
Pour appuyer leurs revendications, les grévistes prévoient d'intensifier leurs actions. Le climat au sein de l'établissement reste tendu, et la direction se doit de répondre rapidement pour éviter une escalade. Comme le mentionne le quotidien Le Figaro, la situation à Ajaccio pourrait précéder des mouvements similaires dans d'autres hôpitaux en France, à un moment où la crise du secteur de la santé est de plus en plus préoccupante.







