Près de 300 militants du groupe écologiste Extinction Rebellion (XR) ont occupé la passerelle Simone-de-Beauvoir à Paris, samedi, en pleine préparation pour le second tour des élections municipales. Leur objectif : créer une assemblée «citoyenne» et «écologique» pour rappeler que les questions environnementales sont largement sous-représentées dans le débat politique actuel.
«Nous voulons replacer l'écologie au centre des discussions, en prenant en compte la convergence des luttes», a déclaré Juliette, porte-parole de XR. Alors que l'écologie reste l'une des principales préoccupations des Français, elle déplore que le sujet ne figure pas dans les discours électoraux.
Trois quarts d’heure après le début de l'occupation, les forces de l'ordre ont commencé à intervenir pour évacuer les militants, malgré une ambiance festive, agrémentée de chants et de structures temporaires. Les organisateurs espéraient initialement cibler des «lieux de pouvoir» comme le Conseil d'État, mais ont dû modifier leurs plans en raison d'interdictions préfectorales.
Deux cordons de police se sont installés sur la passerelle peu après l'arrivée des militants. Granny, une militante de 32 ans, souligne : «Nous désirons mobiliser les citoyens de manière démocratique et créer des assemblées citoyennes décisionnaires à l'avenir. C’est essentiel pour nous».
Héloïse, une autre porte-parole, a ajouté : «Les assemblées citoyennes sont une priorité pour nous, et nous ne sommes pas écoutés. C'était le bon moment de faire entendre notre voix avant le vote final». Elle insiste également sur la nature «collective» et «festive» de l'événement, qui a pour but d'attirer les citoyens à participer activement aux discussions écologiques.







