Un évènement étonnant est survenu le 10 mars dernier à l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, où un homme de 27 ans, de nationalité chinoise, a été appréhendé avec plus de 2 200 fourmis vivantes dissimulées dans ses bagages. La BBC a rapporté que ce passager était en route pour la Chine lorsqu'une fouille douanière a révélé la présence de ces insectes, notamment 1 948 fourmis de l'espèce Messor cephalotes, soigneusement enfermées dans des tubes à essai, ainsi que près de 300 autres cachées dans des rouleaux de papier toilette.
Ces fourmis, qui sont prisées comme animaux de compagnie en Europe et en Asie, peuvent être achetées pour moins d'un euro et revendues à prix d'or, atteignant parfois jusqu'à cent euros. Cela montre l'essor inquiétant d'un marché noir, alimenté par des amateurs à la recherche d'insectes rares, indique encore la BBC. Le réseau de trafic dont cet homme est suspecté a été mis en lumière par le Kenya Wildlife Service (KWS), qui a intensifié ses efforts de lutte contre ce fléau.
Des condamnations antérieures illustrent l'ampleur du phénomène
Ce cas rappelle les récents jugements prononcés contre d'autres trafiquants, tels que quatre hommes condamnés en mai 2025 à une amende totale de 7 700 dollars pour avoir tenté de faire passer des milliers de fourmis reines vivantes. Selon le KWS, cette dénonciation est un tournant dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages, qui continue de menacer la biodiversité. Ce nouveau cas enquête sur les ramifications d’un réseau de trafic d’insectes qui se développe de manière préoccupante et soulève des questions sur la réglementation en matière de protection des espèces.







