La police municipale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est en pleine turbulence après l’élection de Bally Bagayoko (LFI) comme nouveau maire. Selon Europe 1, le chef de la force ainsi que plusieurs adjoints envisagent de démissionner, ce qui illustre un malaise grandissant au sein des rangs policiers.
Le nouvel élu a clairement manifesté son intention de désarmer progressivement la police, en commençant par le retrait des lanceurs de balles de défense (LBD). Cette décision a déclenché une vague de mécontentement parmi les agents. Selon un policier d'une autre commune, "un désarmement rime avec moins de missions et donc moins de ressources financières", soulignant ainsi les craintes des agents face à cette nouvelle direction.
Bally Bagayoko : une transition délicate
La situation est d’autant plus délicate qu’environ la moitié des 140 policiers de la ville cherchent à obtenir une mutation, un chiffre alarmant qui témoigne du climat d’incertitude. Le maire affirme qu'il "ne fera pas la chasse à l’homme" et que ceux qui ne s'alignent pas avec ses nouvelles orientations quitteront leur fonction de leur propre gré.
Ce contexte est également renforcé par les préoccupations d’autres acteurs politiques de la région. Un conseiller municipal exprime son inquiétude, déclarant que "ce désarmement pourrait également impacter la sécurité générale des habitants". Alors que les tensions se propagent, beaucoup attendent de voir comment cette transformation influencera la dynamique policière et le sentiment de sécurité à Saint-Denis.
La question se pose : jusqu'où ira ce virage stratégique ? La réponse demeure incertaine, mais les semaines à venir seront décisives pour la réputation et le fonctionnement de la police municipale.







