Les partenaires sociaux responsables du système de retraite complémentaire de l'Agirc-Arrco ont tranché : une augmentation de 1,6% sera appliquée dès le 1er novembre pour les 14 millions de retraités concernés. Cette revalorisation pourrait avoir des conséquences significatives sur le budget des seniors.
Une revalorisation significative pour les retraités
Bien que modeste, cette revalorisation représente un soulagement pour de nombreux retraités. En effet, la pension complémentaire de l'Agirc-Arrco, qui constitue souvent unepartie essentielle des ressources des retraités, verra son montant augmenter. Une décision attendue, puisque chaque année, syndicats et patronat se réunissent pour négocier l'évolution des pensions à partir du 1er novembre.
Augmentation basée sur un compromis
Le mécanisme de l'Agirc-Arrco est bien établi : l'augmentation des pensions est généralement indexée sur l'inflation annuelle, hors tabac. Cependant, lors des discussions l'an dernier, les partenaires sociaux ont convenu d'une certaine souplesse. Ils ont ainsi pu ajuster la hausse en baissant jusqu'à 0,4% le pourcentage habituel prévu. Cette année, ils ont choisi une voie intermédiaire, se basant sur une estimation d'inflation de 1,8% d'ici à la fin de l'année, mais appliquant une hausse de seulement 1,6%.
Le coût total de cette augmentation devrait atteindre 1,6 milliard d'euros en une seule année, totalisant 24 milliards sur 15 ans, entièrement couvert par le régime, comme l'a souligné la présidente de l'Agirc-Arrco, Brigitte Pisa.
Montant de la revalorisation : ce que les retraités peuvent espérer
Avec une inflation en baisse, l'augmentation de cette année est inférieure au 4,9% appliqué l'an dernier. Pour les nouveaux retraités, la pension complémentaire moyenne pour les hommes s'établit à 594 euros. Ainsi, ils bénéficieront d'une revalorisation de 9,50 euros bruts par mois, soit 114 euros bruts par an. Pour les femmes, dont la pension moyenne s'élève à 315 euros, la hausse sera de 5 euros bruts par mois, ou 60 euros par an.
En revanche, les retraités devront faire preuve de patience concernant la revalorisation de leur retraite de base, puisque celle-ci est prévue pour le 1er juillet, reportée par le gouvernement, sans effet rétroactif et avec une augmentation potentiellement inférieure à celle initialement attendue.







