CONSEILS - Entre labels officiels et certifications marketing, il est facile de s'y perdre. Comment faire confiance en faisant ses courses ?
Avec les récents scandales alimentaires, les labels sont perçus comme des gages de qualité, envahissant les rayons des supermarchés. Les consommateurs se heurtent à un paradoxe : de plus en plus conscients, ils peinent à distinguer les réelles certifications des simples tentatives de marketing, suscitant de multiples interrogations.
Les labels : définition et enjeux
Pour mieux comprendre, il est crucial de faire la distinction entre les différents types de labels. Selon Jean-Luc Dairien, ancien directeur de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), seuls quelques labels officiels existent réellement, tels que :
- Label Rouge
- AOP (Appellation d'Origine Protégée)
- AOC (Appellation d'Origine Contrôlée)
- IGP (Indication Géographique Protégée)
- STG (Spécialité Traditionnelle Garantie)
- AB (Agriculture Biologique)
Comment ces labels rassurent-ils le consommateur ? Quelles garanties offrent-ils vraiment ?
Focus sur les certifications officielles
AOP et AOC
Ces appellations garantissent l'origine et la qualité des produits. Par exemple, le camembert de Normandie ou le poulet de Bresse sont sous protection AOP. Ces certifications, délivrées par les pouvoirs publics, assurent aux consommateurs que les produits respectent un savoir-faire traditionnel et sont produits dans une zone géographique définie.
IGP
Cette indication assure qu'au moins une phase de production a eu lieu dans une région déterminée. Des produits comme le sel de Guérande ou le jambon de Bayonne en sont des exemples.
AB
Ce label, lancé en 1985, signalise un mode de production respectueux de l'environnement, interdisant notamment l'usage d'OGM.
Les labels de marketing et leur pertinence
À côté des labels officiels, de nombreux labels marketing existent, tels que «Élu produit de l'année» ou «Origine France Garantie». Selon Jean-Luc Dairien, ces labels peuvent présenter un intérêt, mais ne sont pas régulés par l'État et n'offrent aucune réelle certification de qualité. Ils demeurent la plupart du temps des stratégies de communication.
Par exemple, «Élu produit de l'année» repose sur un processus de vote des consommateurs après une candidature payante, tandis que le label «Reconnu Saveur de l'Année» évalue des produits via des dégustations, nécessitant une note minimum pour prétendre au label.
Il est primordial pour le consommateur d'analyser attentivement ces étiquettes et de s'informer sur ce qu'elles véhiculent réellement.







