Dans un geste significatif, l'Assemblée nationale a approuvé la hausse de 4 % des retraites, accompagnée d'une revalorisation similaire pour les minimas sociaux et les allocations familiales. Cette adoption intervient dans un contexte où l'inflation, oscillant entre 5,8 % et 7 % d'ici la fin de l'année, pèse lourdement sur le pouvoir d'achat des Français.
Aides concernées par la hausse
Les principaux bénéficiaires de cette revalorisation sont :
- Les pensions de retraites et d’invalidité du régime de base.
- L’Aspa (minimum vieillesse).
- Le RSA (Revenu de solidarité active).
- L'Allocation aux adultes handicapés (AAH).
- L’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI).
- Les allocations familiales, incluant l'allocation de rentrée scolaire et les prestations d’accueil du jeune enfant.
- Les rentes pour accident du travail et la complémentaire santé solidaire.
Ce soutien financier, rendu nécessaire par la montée des prix, avait été attendu avec impatience par de nombreux retraités.
Date de versement de la revalorisation
Le gouvernement prévoit que cette revalorisation sera mise en œuvre dès le 9 août, sous réserve que le Sénat adopte le texte sans modifications. Si le processus se prolonge, les bénéficiaires pourront compter sur un effet rétroactif au 1er juillet, leur assurant ainsi un soutien immédiat face à la crise du coût de la vie.
Déconjugaison de l'Allocation adulte handicapée
Un autre point essentiel de ce projet a été la déconjugalisation de l’Allocation adulte handicapé (AAH). Les associations luttaient depuis longtemps pour cette réforme qui permettra de verser cette aide sans tenir compte des revenus du conjoint, une situation qui pénalisait de nombreux allocataires, entraînant une perte moyenne de 300 euros par mois. Actuellement, l'AAH, d’un montant maximal de 904 euros, bénéficie à plus de 1,2 million de Français, avec un coût annuel pour l'État d'environ 11 milliards d'euros.







