Mathieu Pacaud, chef étoilé, redonne vie au mythique Divellec, le temple de la cuisine marine.
Né d'un père breton et d'une mère corse, Mathieu Pacaud a toujours rêvé d'ouvrir un restaurant consacré aux délices de la mer. En apprenant que l'adresse emblématique de l'Esplanade des Invalides, jadis prisée par François Mitterrand et la haute société parisienne, cherchait nouveau propriétaire, il saisit l'opportunité. Avec ses associés Isabelle Saglio et Philippe Grach, il s'est donné pour mission de redonner vie à ce vaisseau amiral de la gastronomie française. Mais ce projet nécessitait bien plus qu'un simple lifting.
Une métamorphose réussie
Le Divellec a été entièrement repensé. En six mois, ce prodige de la cuisine, déjà récompensé par plusieurs étoiles Michelin (trois pour L'Ambroisie, deux pour Histoires, et une pour Hexagone), a su faire briller à nouveau l’établissement. Le restaurant attire désormais le gotha de la mode, avec une carte maritime à la hauteur des attentes : ceviche de Saint-Jacques au caviar, papillotes de langoustines et bien d'autres délices. Professionnels et diplomates y fréquentent également les lieux, séduits par une cuisine inventive qui donne un nouveau souffle à la gastronomie parisienne.
Un menu axé sur la fraîcheur
Le restaurant s'approvisionne directement auprès des criées de Normandie et de Bretagne, garantissant la fraîcheur de ses produits. Les poissons sont souvent maturés selon des techniques japonaises pour en rehausser les saveurs. Par exemple, le turbot est cuit sur son arête, permettant une cuisson uniforme qui exalte la chair. Les coquillages, quant à eux, sont purifiés sans intervention manuelle, préservant ainsi leur intégrité.
Mathieu Pacaud considère que sublimer les fruits de mer demande une attention particulière. "Rien n'est plus délicieux qu'une sole meunière, présentée dans sa plus simple expression. Les meilleurs poissons, comme le loup ou le turbot, sont un véritable retour en enfance", dit-il. Les légumes, également soigneusement sélectionnés, proviennent souvent du domaine corse de Paul Canarelli, où un potager secret offre des trésors en harmonie avec la mer.
Derrière sa façade bleue, Divellec sait désormais s'adapter aux envies des visiteurs. Ouvert du matin au soir, le lieu est devenu une escale prisée pour un petit déjeuner, un verre sur la terrasse ou un brunch les week-ends. En prime, la possibilité de réserver des salons pour des événements privés, tels que des soirées karaoké, rend ce restaurant encore plus attrayant. Divellec est une véritable invitation à savourer la mer et la ville, un trois-mâts où les saveurs s'entremêlent pour le plaisir des papilles.







