Faire un legs implique de céder, au moment du décès, des biens à des bénéficiaires désignés, appelés légataires. Ces derniers peuvent être des proches, une association, ou même des fondations. La rédaction d'un testament est essentielle pour garantir que les volontés du défunt soient respectées. Voici les principales règles à suivre pour procéder efficacement à un legs.
1 - Choisir un type de legs conforme à la loi
Pour qu'un legs soit valide, il doit correspondre à l'un des types définis par la législation. Voici les trois catégories principales :
- Le legs universel :Cela permet de transmettre l'intégralité de son patrimoine à un ou plusieurs bénéficiaires, qui partagent les biens en fonction d'une quote-part déterminée.
- Le legs à titre universel : Ce type de legs ne concerne qu'une partie spécifique du patrimoine, telle que tous les biens immobiliers.
- Le legs particulier : Il s'agit d'un bien spécifique, comme une œuvre d'art ou une maison, dont le légataire n'a pas à assumer de dettes.
Outre ces types, le legs résiduel désigne un héritage transmis à un premier bénéficiaire qui, à son décès, doit léguer le reste à un second bénéficiaire. Le legs graduel exige quant à lui que le premier bénéficiaire conserve le patrimoine intact pour le second.
2 - Rédiger un testament en bonne et due forme
Un legs doit être consigné dans un testament, qui peut être écrit par le testateur ou formalisé avec l'aide d'un notaire. Un testament olographe, rédigé entièrement à la main par le testateur, est légal, mais un testament authentique, rédigé par un notaire, est souvent recommandé pour garantir sa conformité au droit.
3 - Respecter la réserve héréditaire
Lors de la rédaction d'un testament, il est crucial de ne pas négliger la réserve héréditaire. Cette part, qui doit obligatoirement revenir aux descendants directs (enfants et conjoint survivant), impose des limites à la distribution des biens par legs.
4 - Legs à des associations ou fondations habilitées
Les legs ne se limitent pas à la famille. Ils peuvent également être accordés à des associations ou fondations officiellement reconnues. Celles-ci doivent avoir une personnalité juridique distincte et remplir des conditions spécifiques pour être bénéficiaires d'un legs. Cela inclut des structures reconnues d'utilité publique, ainsi que des associations d'intérêt général.
- Les associations reconnues d'utilité publique ou d'intérêt général doivent avoir au moins trois ans d'existence.
- Les biens transmis à ces entités peuvent être exonérés de droits de succession, favorisant ainsi les dons pour de bonnes causes.
Il est à noter que tout legs d'une valeur importante doit être suivi d'une certification comptable par un commissaire aux comptes.
5 - Interdictions liées aux legs
La loi restreint également les bénéficiaires de certains legs, notamment pour protéger les personnes vulnérables. Par exemple, les médecins, le personnel soignant, les notaires et bien d'autres ne peuvent recevoir de legs de la part d'un patient qu'ils accompagnent.







