Les perspectives salariales pour l'année 2025 s'annoncent moroses, avec des augmentations, qu'elles soient individuelles ou collectives, qui devraient être rares. Selon une étude récente menée par Les RH au quotidien, il apparaît clairement que les entreprises adoptent une approche prudente envers les revalorisations salariales.
Face à une nécessité de maîtriser leurs finances, les entreprises semblent réticentes à accroître les salaires. Comme l'indiquent les résultats de l'enquête réalisée par les Éditions Tissot et PayFit, avec plus de 800 participants, les hausses de salaire en 2025 devraient se faire rares.
Une stagnation préoccupante pour les augmentations en 2025
Les employés qui espéraient une revalorisation de leur salaire cette année risquent d'être déçus. Si vous n'avez pas eu d'augmentation l'année dernière, il est sage de continuer à épargner. Les prévisions indiquent que de nombreux salaires resteront inchangés, et la question des augmentations n'est pas considérée comme une priorité majeure pour les ressources humaines. Les négociations salariales ne figurent en effet qu'à la sixième place des sujets abordés par les RH en 2025, reculant de sept places par rapport à 2024. Pourtant, près de 70 % des salariés estiment que la question de la rémunération est essentielle.
Augmentations individuelles et primes : un avenir incertain
Selon l'enquête, seulement 47 % des responsables des ressources humaines prévoient des augmentations individuelles pour 2025, en baisse par rapport à 62 % l'année précédente. Concernant les primes, la situation est similaire, avec 30 % des RH annonçant leur mise en place, contre 40 % en 2024. Cette tendance souligne l'impact de l'instabilité économique sur les décisions des entreprises.
Les perspectives pour les actions salariales en 2025
Une donnée marquante de l'étude est la croissance du nombre d'entreprises n'ayant prévu aucune action salariale. La proportion est passée de 5 % en 2024 à 27 % en 2025. Ainsi, en 2025, seulement 73 % des entreprises envisagent des augmentations ou primes, contre 95 % l'année précédente.
Des options d'intéressement maintenues
Il existe néanmoins une lueur d'espoir au milieu de cette morosité salariale. Grâce à la Loi Partage de valeur, les dispositifs d'épargne salariale, tels que l'intéressement et la participation, semblent résister, avec 32 % des entreprises annonçant leur maintien, un chiffre proche des 34 % de 2024. Ces primes peuvent être investies dans des placements ou retirées immédiatement, offrant ainsi une certaine flexibilité aux salariés.







