Les membres de l'Union européenne ont décidé, faute de consensus, de reporter aux 23 juillet les discussions sur un potentiel nouvel ensemble de sanctions à l'encontre de la Russie. En parallèle, ils ont prolongé jusqu'à cette date le plafonnement actuel du prix du pétrole russe, fixé à 44 dollars le baril, qui arrivait à expiration.
Cette situation de blocage résulte des divergences entre les États membres à Bruxelles, notamment sur des mesures visant les revenus pétroliers russes, jugés cruciaux pour financer la guerre en Ukraine. Sans cet accord, les prix du pétrole russe se seraient approchés des niveaux internationaux, actuellement supérieurs à 80 dollars, poussés par des tensions géopolitiques croissantes, notamment liées à la situation en Iran.
La pression des pays membres
Le processus négociateur a rencontré des difficultés en raison de l'opposition de certains pays, comme la Grèce, qui craint que des restrictions sur le transport de gaz naturel liquéfié (GNL) nuisent à ses puissants armateurs, qui profitent d'importants bénéfices des hydrocarbures russes, comme souligné par BFM TV.
La Bulgarie, quant à elle, s'oppose fermement à la désignation du patriarche Kirill parmi les cibles des sanctions, malgré son soutien affiché à l'annexion de l'Ukraine. Ce refus met en lumière des tensions politiques internes au sein de l'UE, ce qui complique encore davantage la situation.
Face à cela, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a affiché une note d'optimisme lors de sa visite à Kiev, affirmant : "Je suis convaincue que le 21e paquet de sanctions sera adopté, même s’il nécessitera des concessions de part et d’autre". Toutefois, cette confiance est mise à l’épreuve par les ressentiments et les intérêts divergents des États membres.







