Dans une déclaration sur son compte X, Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien et chef du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia, a indiqué : "Ces derniers jours, plusieurs photos truquées de ma personne circulent". Elle signale être la cible d'une campagne de désinformation orchestrée par ses adversaires.
Elle déplore : "Ces images sont présentées comme authentiques par quelques opposants zélés".
Un cliché sexiste qui "peut concerner n'importe qui"
Bien que Meloni ne soit pas la première figure publique à subir des deepfakes, ces clichés la montrent dans des situations indécentes. Elle souligne avec un brin de cynisme : "Je dois reconnaître que la personne ayant réalisé ces montages m'a, au moins dans certains cas, considérablement embellie, mais c'est qu'il faut rappeler que pour attaquer et inventer des faussetés, on se sert vraiment de n'importe quoi".
Un partage des faux clichés, présenté comme véritable, indique : "Qu'une Première ministre apparaisse dans un tel état est honteux et indigne de sa fonction. Elle ne connaît pas la honte". Toutefois, cette publication omet de mentionner que ces images sont le produit d'une intelligence artificielle, ce qui peut être ignoré par l'auteur.
Des détails tels que la position étrange de la jambe de Meloni, un collier incomplet, ainsi que des incohérences dans le décor, comme une lampe mal implantée, trahissent la manipulation.
Pour Meloni, qui combat les violences faites aux femmes, notamment en ligne, les deepfakes sont un "outil dangereux" : "Ils trompent, manipulent et pourraient toucher n'importe qui. Je peux me défendre. Beaucoup d'autres, malheureusement, ne le peuvent pas". Elle exhorte les citoyens à "vérifier avant de croire, et croire avant de partager", insistant sur le fait que ce qui lui arrive pourrait arriver à n'importe qui.
Rappelons qu'en 2024, Meloni a porté une action en justice contre un habitant de Sardaigne qui avait utilisé son image pour créer des contenus pornographiques via IA et les publier en ligne.







